Par Tom Peace, assistant-professeur à Huron University college et membre du comité éditorial d’ActiveHistory.ca[1]

Version PDF

« Hints to forestallers, or a sure way to reduce the price of grain!! » (1800), image conservée au British Museum, 1868,0808.6904, AN187537001.

Au courant des dernières semaines, des gens à travers le monde sont descendus dans les rues afin de faire connaitre leur message aux politiciens.nes, aux chefs d’entreprises et aux fonctionnaires. Bien que similaires, tous ces événements n’étaient pas identiques. La Marche des femmes, notamment, a été soigneusement préparée durant deux mois entre l’élection présidentielle américaine et l’investiture ; l’objectif était de dénoncer la misogynie ouvertement exprimée par le Parti républicain durant la campagne électorale. La semaine suivante, des dizaines de milliers de personnes ont afflué dans les aéroports des États-Unis afin de démontrer leur soutien aux voyageurs et voyageuses détenus.es en fonction du décret présidentiel, aussi idiosyncrasique qu’illégal, visant à interdire l’entrée au pays et le déplacement de musulmans et de musulmanes[2]. Deux jours plus tard, ici même au Canada, nous avons pleuré les assassinats d’Azzedine Soufiane, de Mamaou Tanou Barry, de Khaled Belkacemi, d’Aboubaker Thabti, d’Ibrahima Barry et d’Abdelkrim Hassane, survenues à la Mosquée de Québec. Encore une fois, des milliers de personnes ont pris les rues à travers le pays afin d’exprimer leur inquiétude face à la montée des discours haineux et à ce qui permet leur diffusion.

Lire la suite