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« Apprécier l’histoire autrement » : Retour sur les Rendez-vous d’histoire de Québec du 10-12 août 2018

Par Gabriel Thériault, candidat à la maîtrise en histoire à l’Université du Québec à Montréal
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Pour leur première édition, les Rendez-vous d’histoire de Québec ont offert au grand public une programmation de conférences diversifiées selon une formule «festival» qui a attiré un grand nombre d’auditeurs et d’auditrices. Le comité organisateur, composé notamment des historiennes Catherine Ferland et Marie-Ève Ouellet, ainsi que du président d’honneur, l’historien Jacques Mathieu, ont choisi trois institutions hôtes du Vieux-Québec comme décor pour l’événement. Ces institutions offrent au public amateur d’histoire une immersion au cœur du passé architectural de Québec[1]. C’est dire que ces établissements se distinguent substantiellement des salles de conférences sans grand caractère dont nous avons trop souvent l’habitude.

La diffusion de l’histoire, et plus précisément l’histoire du quotidien, des usages et des habitudes, fut un des principaux thèmes de ce rendez-vous. Les conférences ont mis de l’avant certains outils de diffusion de l’histoire, des découvertes documentaires récentes et inédites, ainsi que des sujets originaux et très bien synthétisés. Cette programmation chargée comptait au total plus d’une vingtaine de conférences, de visites, de projections et d’expositions. Bien que je n’ai pu assister à toutes les présentations puisque certaines se chevauchaient, j’ai privilégié des communications qui couvrent un large spectre historiographique[2]. La présentation d’un document inédit de Samuel de Champlain, la diversité des sujets abordés ainsi que la table ronde de clôture réunissant les historiens Denis Vaugeois et Jacques Mathieu discutant de l’œuvre de Jacques Lacoursière ont particulièrement retenu mon attention.

Un document inédit

Le comité organisateur des Rendez-vous d’histoire de Québec a remporté son pari : la conférence inaugurale affichait plus que complet et j’ai dû, comme plusieurs personnes et à notre grand désarroi, écouter la présentation de la récente découverte de l’historien Éric Thierry à travers un cadre de porte. Notons que dès la semaine précédant l’événement, les médias s’étaient emballés de la (re)découverte d’un dossier d’exploration manuscrit écrit par Samuel de Champlain. En effet, Thierry explique que le document fut découvert une première fois à la Bibliothèque nationale de France en 1904, avant de tomber dans l’oubli. Les questions que pose Thierry sont à la base de la pratique historienne : est-ce bien Samuel de Champlain qui est l’auteur de ce dossier d’exploration ? Qu’elle est sa pertinence quant aux connaissances géographiques de l’époque ? Quels renseignements offre-t-il sur l’expérience coloniale ?

Éric Thierry a répondu à ces questions selon la formule du commentaire de document. Tout d’abord, l’historien a démontré que le dossier d’exploration est bel et bien un manuscrit de Champlain, même s’il n’est pas signé. Un des indices qui permet de soutenir cette hypothèse est la comparaison de la calligraphie avec une carte signée par Champlain. La datation permet également à Thierry d’appuyer son idée. En fonction des informations relatives aux potentiels sites décrits par l’explorateur, l’historien affirme que le document fut écrit autour de 1602-1603 et correspond à un dossier devant servir à préparer une future expédition en Amérique. Le dossier est antérieur à 1604, car il n’y a aucune évocation de la tentative de colonisation de l’île Sainte-Croix et contient des passages recopiés et traduits des récits de Walter Raleigh qui se trouvaient au sein de la bibliothèque du roi Henri IV. Nous savons que Champlain fut à la cour du Roi au cours de ces années.

Thierry a offert sa lecture du manuscrit composé de quatre dossiers exploratoires. Le document présente de nombreux renseignements géographiques inédits sur le fleuve Saint-Laurent alors inconnu en France, obtenu par l’entremise de deux Autochtones rapportés par des explorateurs français jusqu’en Europe. On croit alors que le fleuve prend sa source d’une grande mer salée au sud et qu’il doit conduire à un passage vers les Indes orientales. Il s’agit bien sûr d’une géographie utopique élaborée avec plus ou moins d’imagination dans le but d’étoffer des cartes qui sont encore parcellaires.

Le document permet aussi de mesurer l’effervescence colonisatrice de la cour du roi Henri IV. En effet, le dossier présente quatre sites remarquables susceptibles d’accueillir des colons français. Malgré que les sites potentiels sont situés sur la côte est du continent, Thierry explique qu’il n’y a aucune référence aux ambitions colonisatrices anglaises, ce qui s’explique par une alliance éphémère entre l’Angleterre et la France à cette époque. L’historien met donc de l’avant le contexte géopolitique européen qui se transpose tranquillement sur le continent américain.

La présentation d’Éric Thierry a permis de mesurer l’importance de ce document pour le renouvellement de l’historiographie. L’historien a replacé le document dans un large contexte qui a toutefois été un peu ardu à assimiler, surtout pour un public non initié aux subtilités chronologiques de cette époque.

Des conférences de vulgarisation originales

La journée du samedi donna lieu à une grande variété de conférences. Alain Asselin, professeur à la retraite au département de phytologie de l’Université Laval, a présenté ce qu’il considère être les quatre principales plantes   « étonnantes » de la Nouvelle-France. Après un retour sur l’importance du chanvre pour la confection des voiles de bateaux et des cordages au sein des écrits de Jacques Cartier, Asselin a mis l’accent sur des plantes exogènes et endogènes ayant des vertus médicinales et économiques. Le conférencier notait l’importance du tabac, de la jusquiame noire, de la sanguinaire du Canada ainsi que du houblon. L’expertise en botanique d’Alain Asselin ainsi que la contextualisation historique des plantes choisies ont permis au public de comprendre les usages faits par les colons. Asselin souligna à juste titre que l’histoire des usages de ces plantes permettrait de mettre davantage de l’avant la présence des femmes, telles Marie Rollet et les Iroquoiennes, qui furent de réelles savantes de l’univers botanique et agricole et sur les usages des plantes. Notons cependant qu’Asselin ne développa pas plus longuement cet aspect.

Mona Andrée Rainville, juriste et généalogiste, a quant à elle présenté l’évolution de la Coutume de Paris jusqu’au Code civil du Québec. Rainville s’est attardé aux débuts de la Coutume de Paris qui est issue de décennies de traditions orales et juridiques en France. Une tradition officiellement transposée comme code civil en Nouvelle-France lors de la prise en charge de la colonie par Louis XIV. La description quelque peu laborieuse entreprise par Rainville a mis l’accent sur les 16 titres de la Coutume de Paris, notamment sur le droit de grève (utilisation des rivages), le fief et le contrat de mariage. Elle explique que la Conquête britannique a bouleversé la coutume, mais qu’elle a tout de même survécu, favorisée par la création du Bas-Canada en 1791. En mettant trop longuement l’accent sur les origines contextuelles françaises de la coutume au XVIe siècle, Rainville n’a pu préciser les véritables changements qui se sont opérés depuis ce temps et qui ont produit le Code civil québécois qui a cours actuellement. Il aurait été préférable de mettre de l’avant les mutations de la coutume et ses transformations contemporaines pour que l’auditoire puisse comprendre en quoi le Code civil est héritier de la coutume ; ce que Rainville a appelé les vestiges ou la survivance de la coutume dans le Code civil du Québec.

Une formule novatrice de conférence sur l’histoire de l’alimentation et des entreprises québécoises a particulièrement attiré mon attention. L’historienne Catherine Ferland et l’historien Dave Corriveau ont entrepris ce qu’ils appellent un duel d’historien.ne.s. Ferland et Corriveau ont respectivement discutés de l’histoire économique, sociale et culinaire des biscuits Leclerc et des petits gâteaux Vachon. Cette présentation inusitée a permis de comprendre dans quels contextes sociaux et économiques les deux entreprises ont évolué et comment ils ont réussi à « gagner le cœur des Québécois ». Ils ont évoqué le passage de la production traditionnelle à la production industrielle, et ce faisant, d’une production locale à une production à l’échelle de la province et plus encore. Est-ce que ces deux entreprises sont sujettes à un duel de la part des deux historien.ne. s ? Investissant dans le même secteur de l’économie, les entreprises Leclerc et Vachon ont eu de facto des histoires connexes sans pour autant qu’elles aient été liées. Comme l’ont expliqué les panellistes, quoique les deux compagnies familiales n’aient pas eu le même destin, elles existent toutes deux encore aujourd’hui. Inusitée et originale, cette conférence ludique a été grandement appréciée. L’histoire de la gastronomie a été également au menu lors du dernier jour du colloque, alors que Catherine Ferland a discuté des menus du Château Frontenac. L’évolution de la cuisine du prestigieux hôtel permet de comprendre à la fois les grands courants artistiques derrière la présentation des repas, mais aussi l’histoire de la cuisine et de la consommation bourgeoise de la fin du XIXe siècle jusqu’à nos jours. En somme, cette présentation a permis de saisir la reproduction des habitus sociaux par l’alimentation et par la consommation hédoniste.

« Duel d’historiens: gâteaux Vachon ou biscuits Leclerc? ». De gauche à droite: Dave Corriveau, Catherine Ferland et Alex Tremblay Lamarche (photo : Gabriel Thériault)

 

Travailler en maison privée au XXe siècle a été à notre avis la communication la plus pertinente et la mieux construite de la journée. Dans sa présentation, l’historienne Catherine Charron nous a initiés aux transformations sociales d’un travail « non qualifié » en plus d’offrir un apprentissage concret sur l’histoire des femmes. Dès le départ, l’historienne a affirmé qu’une grande partie des familles québécoises connaissaient de près ou de loin ces femmes qui ont vécu les inégalités hommes/femmes, mais aussi les inégalités entre les classes sociales. Elle a par la suite mis en valeur des témoignages de femmes qui ont travaillé comme salariées dans des maisons privées. Par la présentation d’extraits audio, Charron a su dégager l’évolution de ce travail dans le contexte de changements économiques et sociaux au XXe siècle. Elle a par exemple souligné qu’avant la Seconde Guerre mondiale, il s’agit du travail prémarital le plus populaire. Après les années 1970, des femmes instruites ont été contraintes d’abandonner leur emploi, notamment dans la fonction publique, pour prendre soin du noyau familial. Lors de leur retour au travail, certaines ont été contraintes d’œuvrer dans les maisons privées à titre de femmes de ménage. Le travail en maison privée fut également un emploi cible pour les femmes immigrantes. Charron explique que le désengagement progressif de l’État dans les services sociaux après les années 1980 a provoqué de nouveaux besoins de main d’œuvre afin d’assurer des services à domicile. L’historienne a conclu en rappelant que le marché de l’emploi est divisé selon le sexe et que le travail en maison privée est dévalorisé.

La programmation du dimanche offrait des communications qui portaient sur les outils du discours historique. D’abord, l’historien Martin Fournier et le bédéiste Louis Rémillard ont présenté le roman et la bande dessinée cherchant à mettre l’histoire autochtone en récit. Ce panel a mis l’accent sur la manière d’écrire une histoire sous un format ludique et attrayante, spécialement pour les élèves du secondaire. Le retour de l’Iroquois de Louis Rémillard cible le voyage solitaire en canot d’un Iroquois chargé d’annoncer la paix entre Trois-Rivières et les nations iroquoises de l’actuel État de New York. Au sein des Relations des Jésuites, il y a seulement quelques lignes dédiées à ce personnage. Passionné d’histoire, Rémillard a donc extrapolé sur le retour méditatif de l’homme jusqu’à sa nation. Martin Fournier, auteur des Aventures de Radisson, est historien de formation et a utilisé les voyages de Pierre-Esprit Radisson pour construire son récit. Le roman lui permet d’imaginer les réflexions Radisson, de mettre de l’avant ses songes et ses émotions. Il s’agit donc pour les deux auteurs d’aller au-delà de la science historique et de raconter une histoire originale portée par des héros qui mettent à l’avant-scène les relations entre Blancs et Autochtones. Il s’agit d’une porte d’entrée à l’histoire qui, selon eux, fut toujours hostile aux Iroquois. Or, la réalisation de ces ouvrages ne tient pas compte d’une perspective autochtone dans la mesure où aucun membre des premières nations n’a été consulté. Pour sa défense, Fournier expliquait que son héros, Pierre-Esprit Radisson, est un blanc et que son récit porte particulièrement sur ses aventures. Quant à Rémillard, son processus de création, mené en solitaire, ne l’a pas mené à consulter les Autochtones. Je crois qu’il aurait été plus que pertinent de comprendre au sein de leurs récits des éléments de la tradition orale qui se seraient prêtés aisément à l’espace et à l’imaginaire emprunté par les deux auteurs. Dans le cas de publications scientifiques, ce à quoi ils faisaient référence, la consultation des archives et l’application de la méthode historienne vont de soi. Toutefois, dans le cas où l’on souhaiterait rendre la culture autochtone accessible, il aurait été judicieux de mener leur démarche de concert avec les différentes communautés autochtones.

Plus tard dans la journée, Luc Nicole-Labrie et Richard Vallerand ont proposé une narration inaccoutumée de l’histoire. Alors que le premier, spécialiste de l’histoire de la bière à Québec, se chargeait de raconter l’histoire de la production brassicole de la Nouvelle-France jusqu’à nos jours, le second, bédéiste, illustrait instantanément les informations transmises par l’entremise d’un projecteur. En passant par des conclusions nébuleuses autour de la fermeture de la brasserie de Talon et la succession de brasseurs anglais et écossais de la fin du XVIIIe siècle, la narration de l’évolution de l’industrie brassicole fut alourdie par une énumération comprenant plusieurs personnages qui se sont succédé au sein de plusieurs brasseries et nous n’avons pu saisir les rôles sociaux, culturels et économiques de cette époque. Quoiqu’originale, cette conférence aurait été plus captivante sous forme de visite guidée ou d’animation historique qu’au sein de cet événement.

« Connaître pour connaître, connaître pour comprendre, connaître pour s’engager[3] »

En clôture de l’événement, les Rendez-vous d’histoire de Québec proposaient une table ronde autour de l’œuvre et du travail de Jacques Lacoursière. Faisant intervenir les historiens Denis Vaugeois et Jacques Mathieu, cette discussion animée par l’historienne Marie-Ève Ouellet a porté sur trois axes : le travail et l’œuvre de Lacoursière, la pratique des historien.ne.s et le rôle de l’historien.ne sur la place publique[4].

Bien que ce genre d’hommage convenait bien à la formule des Rendez-vous d’histoire de Québec qui ciblait essentiellement un public familier des synthèses de Lacoursière, la discussion a aussi été dirigée vers la critique de la pratique historienne. Pour Jacques Mathieu, l’histoire se décline selon trois axes : la connaissance, la compréhension et l’engagement. Pour la question de l’engagement, l’histoire sert à ajuster nos propres valeurs et comme outil d’harmonisation sociale. Mathieu s’est réjoui des intérêts nouveaux en histoire qui s’expriment par la variété de la recherche et par l’internationalisation de l’histoire.

Denis Vaugeois s’est quant à lui prononcé en tant qu’éditeur et a eu une ligne de pensée plus polémique. À cet effet, certains de ses propos sur l’école des Annales et de la « vraie » histoire qui traite des grands personnages semblaient difficilement défendables. Nous trouvons particulièrement surprenant d’aborder l’école des Annales comme une erreur historiographique qui aurait « tué les départements d’histoire universitaire ». Vaugeois ne semble pas faire grand cas de la distinction entre l’histoire comme science et l’histoire populaire des grands événements et des grands Hommes. Considérant sa réaction face à l’histoire sociale et certaines critiques dont il fut souvent l’objet, Vaugeois se défend d’avoir inséré une page féminine au sein du journal Boréal express et qu’il s’agit là d’une mesure avant-gardiste dans le paysage historiographique.

Quant à la place de l’historien dans l’espace public, Vaugeois et Mathieu ont discuté de la place que devraient occuper les historien.ne.s dans les médias. De nouveau, Vaugeois accuse les universitaires de refuser les demandes médiatiques qui les porteraient à vulgariser et à diffuser leurs connaissances liées aux actualités. Pour eux, une contribution essentielle de l’historien.ne est son engagement au sein de la société. Vaugeois et Mathieu déplorent la quasi-absence de financement pour la recherche historique lors des grands événements commémoratifs. Les deux historiens considèrent finalement que l’éducation citoyenne doit être conditionnée par l’enseignement de l’histoire au secondaire afin d’éviter les déformations historiques notamment sur les questions du colonialisme et de la question autochtone. Finalement l’enseignement de l’histoire permet selon eux de former les citoyens du Québec et, en reprenant la devise de Lacoursière, l’historien est le citoyen du temps.

La question de l’enseignement de l’histoire au secondaire fut très polarisée au sein de la classe politique et de même chez les historien.ne.s. Nous avons qu’à penser au débat virulent entre l’historien Robert Comeau et l’historienne Michèle Dagenais à propos de l’instrumentalisation de l’histoire[5]. Pour Vaugeois, le problème réside dans la formation des futur.e.s enseignant.e.s transmettent l’histoire inefficacement. Ces propos en ont fait sursauter plus d’un, notamment des enseignants présents au sein de l’auditoire. Il semble que de mettre la responsabilité de l’échec de l’enseignement de l’histoire sur les seules épaules des enseignant.e.s est contre-productif considérant la passion et le dévouement de plusieurs représentant.e.s de cette profession. Au lieu de diffuser un message positif autour de la citoyenneté et de la culture générale des jeunes générations, des commentaires comme ceux-ci ne font malheureusement qu’alimenter le cynisme autour de la connaissance historique qui serait réservée à une élite ne partageant pas leurs résultats de leur tour d’ivoire. Il est donc à espérer que des initiatives d’histoire publique telles que les Rendez-vous d’histoire de Québec continueront à jeter des ponts entre les historien.ne.s et tous les amateurs d’histoire.


[1] Les institutions hôtes furent la Maison de la Littérature, anciennement le temple méthodiste Wesley ainsi qu’établissement de l’Institut canadien de Québec; le Morrin centre, ancienne prison, devenue lieu culturel anglophone de Québec et bibliothèque victorienne; de même que l’Îlot des Palais, important lieu de pouvoirs en Nouvelle-France.

[2] Nous n’avons pas participé aux visites guidées offertes par le Morrin Centre ainsi qu’aux projections des films Hochelaga: terre des âmes et Persistances et mémoires seigneuriales au Québec: mémoire familiale. Également, en raison des conflits d’horaire, nous n’avons pu assister à ces conférences: Yves Hébert: « Un personnage plus grand que nature. John James Audubon à Québec en 1842 », Mourad Djebabla-Brun: « Les profiteurs de guerre au Québec (1914-1918) », Hugues Théorêt: « L’expédition allemande à l’Île d’Anticosti », Marie-Hélaine Fallu et Michel Thévenin: « Cheveux, coiffures et compagnie: la mode capillaire masculine au XVIIIe siècle », Samuel Venière: « Un secret bien gardé: le trésor national de Pologne au Québec », Suzanne Gousse: « Quand la couture mène à l’histoire » ainsi que Alex Tremblay Lamarche: « Faire l’histoire de sa rue ? Rien de plus facile! ».

[3] Formule de l’historien Guy Frégault empruntée par Jacques Mathieu.

[4] On peut se référer à l’ouvrage qui a inspiré cette table ronde: Jacques Mathieu et Denis Vaugeois, Faire aimer l’histoire en compagnie de Jacques Lacoursière, Québec, Septentrion, 2018, 292 p.

[5] Voir notamment Michèle Dagenais, Christian Laville et le comité de rédaction, « Le naufrage du projet de programme d’histoire “nationale”: retour sur une occasion manquée accompagnée de considération sur l’éducation historique » Revue d’histoire de l’Amérique française, vol. 60, no 4, 2007, p. 517-550. ; Robert Comeau et Josiane Lavallée, « Réplique à l’article de Michèle Dagenais et Christian Laville », Revue d’histoire de l’Amérique française, vol. 61, no 2, 2007, p. 253-259. ;  Michèle Dagenais et Christian Laville, « Un coup d’épée dans l’eau. Réponse à la réplique, avec une postface », Revue d’histoire de l’Amérique française, vol. 61, no 2, 2007, p. 271-279. ainsi que Bulletin d’histoire politique, vol. 14, no 2, 2007.

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  1. Murielle Tetreault

    Et vous cher Monsieur , qui vous permettez de critiquer et de donner des conseils à vos aînés , qu’avez- vous fait pour vulgariser et faire apprécier l’histoire?
    Je ne sais pas si je vivrai assez vieille pour voir vos actes ,lire vos écrits mais je vous souhaite de ne pas être jugé par des blancs becs de votre espèce.
    Je me suis déplacée de Montréal vers Québec et ai assisté à plusieurs conférences qui m’ont beaucoup intéressée.

    À propos des autochtones, ceux qui vivent en 2018 savent-ils plus que nos historiens ce qui s’est passé au XVII et XVIIIieme siècle.. Je veux bien qu’on leur permette de s’exprimer mais ce n’est pas nécessaire de censurer les artistes et les auteurs .On ne les empêche pas de s’exprimer. Qu’ils le fassent , nous l’apprecierons . S’il ne prennent pas la parole ,c’est leur choix et on n’a pas à bâillonner les autres auteurs.

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