Par Anthony Morgan, avocat spécialiste en droits civils[1]

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3 octobre 1782. La Gazette de Québec, p. 2. Bibliothèque et Archives nationales du Québec

Pour la première fois depuis longtemps, le sujet des réparations pénètre le discours politique ambiant. Plusieurs candidat.e.s à la présidence américaine pour 2020—incluant Kamala Harris, Beto O’Rourke, Elizabeth Warren et Bernie Sanders—ont développé une position sur l’enjeu des réparations pour les Afro-américain-e-s. Chacun d’entre eux, sauf Warren, ont contesté le concept même de réparations, principalement à cause de l’incertitude et des suspicions entourant la mécanique derrière l’idée de fournir des réparations à des individus et des familles. Par exemple, dans une entrevue récente, alors qu’on lui demandait s’il supporte l’idée des réparations, Sanders a répondu « Yeah—but not if it means just a cash payment or a check to families. I would not support that. »

Au Canada, très peu de réflexions ont porté sur la question des réparations. En effet, le pays n’a pas encore entamé de réelle réflexion quant à sa participation dans l’esclavage pernicieux des peuples africains à l’intérieur de ses frontières contestées. Il est donc temps que nous adressions la question de l’implantation d’un plan de réparations pour les Afro-canadien.ne.s descendant.e.s d’esclaves.

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