Par Annick Desmarais, étudiante en histoire,  Université du Québec à Montréal

Le roman et la série les Filles de Caleb d’Arlette Cousture ont empreint l’imaginaire collectif d’une image forte d’une institutrice rurale avant-gardiste et passionnée. Mais le personnage d’Émilie Bordeleau est-il représentatif de toutes les institutrices rurales de la fin du 19e et début 20e siècle ? Dans cette capsule audio, Annick Desmarais s’est penchée sur le contexte historique entourant ces institutrices en explorant l’école de rang, leurs conditions de vie et de travail, l’enseignement par les femmes mariées et leur militantisme.

Les maitresses d’école étaient des personnages importants dans leur communauté et leur conduite se devait d’être irréprochable. Elles jouaient plusieurs rôles – directrice, concierge, surveillante, cuisinière et enseignante à une classe d’enfants de la première à la septième année –, sans compter les multiples services pouvant lui être demandés par la communauté. Elles vivaient bien souvent seules à même l’école et le soir, éclairées à la lampe à l’huile, corrigeaient et préparaient les leçons.

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