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Catégorie : Karl Bourassa

Hommage à Jean-Pierre Kesteman, l’historien

Par Karl Bourassa, historien-consultant

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Cantons-de-l'Est. Crédit : Pascal Scallon-Chouinard.

Cantons-de-l’Est. Crédit : Pascal Scallon-Chouinard.

Je ne connaissais pas personnellement Jean-Pierre Kesteman[1]. Il ne m’a pas enseigné, je ne lui ai même jamais parlé. Cependant, étant moi aussi historien des Cantons-de-l’Est, je l’ai connu à travers ses écrits historiques. Durant mes études, j’ai eu à le lire très souvent et aujourd’hui pour mon travail, je m’y réfère à chaque nouveau projet de recherche. Les travaux de M. Kesteman ne sont pas seulement des lectures obligées pour quiconque s’intéresse à l’histoire des Cantons-de-l’Est, ce sont aussi des lectures agréables et bien racontées.

Il existe aujourd’hui une quantité importante d’écrits historiques de qualité à propos de l’histoire des Cantons-de-l’Est. Avant M. Kesteman par contre, l’historiographie de la région était beaucoup plus mince tant en quantité qu’en qualité. Il y avait certes les vieux ouvrages datant de la fin du XIXe siècle[2], dont la méthodologie est discutable. Il y avait aussi les écrits de l’abbé Gravel, presque toujours d’un point de vue religieux et ceux de Maurice O’Bready. Cependant, tous deux se basaient sur les prémisses des auteurs du XIXe siècle. Dans cette optique, Jean-Pierre Kesteman, sans être un pionnier à proprement parler, peut être considéré comme l’historien qui a transformé notre compréhension de cette histoire. Il est donc devenu par le fait même une référence. Si tous les étudiants de l’histoire des Cantons-de-l’Est ont sans doute lu M. Kesteman, ils n’ont pas tous lu Gravel ou O’Bready.

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« Dé-formation professionnelle » : le travail autonome en histoire

Par Karl Bourassa, historien-consultant

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Lorsqu’on m’a demandé d’écrire pour cette revue à propos de mon travail, j’ai eu un moment d’hésitation. « De quelle partie de mon travail vais-je parler? » me suis-je demandé. Mon dilemme provient de la dualité de ma carrière. Je suis historien de formation, mais j’ai aussi une « dé-formation » d’archiviste. En effet, mon expérience de travail consiste en plusieurs contrats de recherche historique pour diverses organisations, mais aussi en contrats d’archivistique.

Le travail autonome

Le lot de plusieurs historiens qui ne font pas de carrière universitaire est le travail autonome, puisqu’il est plutôt rare qu’un musée ou une société d’histoire ait le budget pour employer un historien à temps plein. Cela dit, cette pratique comporte plusieurs avantages. Mon horaire est très flexible; je n’ai qu’à respecter les dates de tombée. La tarification peut être très avantageuse quand on sait négocier. Si l’on aime travailler seul, il n’y a pas meilleur moyen. Je n’ai pas de patron, mais des clients. Il est même possible de choisir ses contrats dans certains cas.

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