Là où le présent rencontre le passé - ISSN 2562-7716

Catégorie : Martin Pâquet

La campagne de 2012 entre vertu et corruption

Par Martin Pâquet et Michel De Waele, Professeurs en histoire politique à l’Université Laval

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Les élections sont des moments où s’expriment les tensions de la politique. Nous avons souvent tendance à concevoir la politique comme un sport avec des règles du jeu déterminées et connues de tous, deux grandes équipes relativement bien campées, des leaders pouvant faire la différence entre une victoire ou une défaite. Depuis plus de deux siècles, la conception du sport de la politique a engendré ainsi toute une série d’interprétations pour comprendre la culture politique au Québec.

Toutefois, cette conception s’avère limitée pour comprendre la dernière campagne électorale. En effet, ce ne fut pas seulement qu’une lutte entre la droite et la gauche, entre conservateurs et progressistes, entre souverainistes et fédéralistes. Ce ne fut pas non plus un simple concours de popularité entre Jean Charest, Françoise David, François Legault et Pauline Marois. Si nous analysons la campagne suivant ces seuls axes, nous risquons de simplifier non seulement les enjeux, mais aussi le portrait de la politique au Québec.

Apprécier Gilles Dostaler

Par Martin Pâquet, professeur titulaire à l’Université Laval

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Le verbe « apprécier » renvoie à deux significations qui tombe sous le sens commun, soit, d’une part, celui de juger bon, d’aimer, puis, d’autre part, celui d’estimer le prix, la valeur d’une chose, d’une idée, d’un phénomène. Le verbe « apprécier » découle donc du jugement que l’on pose : un jugement qui peut être subjectif – qui se fonde sur nos valeurs, nos représentations du monde et de soi, nos croyances -, un jugement qui peut aussi se vouloir objectif, c’est-à-dire fondé au préalable sur la prise en compte de variables empiriques comme critères d’évaluation d’un objet afin d’en estimer l’importance et la portée.

Étant historien de la culture politique, mon appréciation de l’œuvre de Gilles Dostaler se fonde essentiellement sur mon expérience de lecteur, un lecteur qui est intéressé par l’histoire de la pensée économique. Je pense ici à sa biographie de Keynes, Keynes et ses combats, paru chez Albin Michel en 2005, à son Libéralisme de Hayek, aux éditions de la Découverte en 2001, ou à ses travaux en collaboration avec Michel Beaud (La pensée économique depuis Keynes : historique et dictionnaire des principaux auteurs, en 1993) ou avec Bernard Maris (Capitalisme et pulsion de mort) en 2009.

L’énergie, un enjeu politique et citoyen*

Stéphane Savard, historien à l’Université Concordia

Martin Pâquet, professeur au département d’histoire de l’Université Laval

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Des dizaines de personnes manifestaient contre l’éclosion de la filière des gaz de schiste, en octobre dernier, en marge des consultations du Bureau d’audiences publiques en environnement (BAPE) sur le développement durable de cette industrie au Québec.<br />

Photo : Annik MH De Carufel – Le Devoir. Des dizaines de personnes manifestaient contre l’éclosion de la filière des gaz de schiste, en octobre dernier, en marge des consultations du Bureau d’audiences publiques en environnement (BAPE) sur le développement durable de cette industrie au Québec.

Projets d’exploitation pétrolière et gazifère, vente d’électricité, investissements publics ou privés: les débats récents nous donnent l’impression que la question de l’énergie se ramène à la stricte dimension de l’économie. Au contraire, et ce, depuis longtemps, l’énergie au Québec est un enjeu politique et citoyen.

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