Par Martin Petitclerc, professeur au département d’histoire de l’Université du Québec à Montréal (UQÀM)

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Il est rare – et je suis de ceux qui le regrettent — que les débats entre historiens aient une résonance dans l’espace public. C’est pourquoi je profite de l’occasion pour intervenir dans un débat, soulevé dans l’espace public par le rapport d’Éric Bédard et de la Coalition pour l’histoire, sur l’importance du savoir historique universitaire pour la définition de notre communauté politique.

J’aimerais insister sur la thèse, avancée par Bédard et d’autres par la suite, affirmant qu’une réflexion sur notre communauté politique serait la chasse gardée d’une histoire politique plus ou moins réduite à l’étude des « personnes et des événements importants ». C’est cette thèse qui, me semble-t-il, est le cœur du problème, en alimentant les débats depuis quelques jours. Pour bien comprendre ce problème, il faut toutefois revenir à la nature même du rapport en question.