Là où le présent rencontre le passé - ISSN 2562-7716

Catégorie : Maurice Demers

La violence des pacifiques

Maurice Demers, Professeur d’histoire à l’Université de Sherbrooke

Nous vous présentons aujourd’hui une conférence publique prononcée par Maurice Demers à l’Université de Sherbrooke le 30 mars 2012. Cette conférence, intitulée « La violence des pacifiques » et portant sur la prise de parole militante des missionnaires québécois et franco-canadiens en Amérique latine durant la guerre froide, rejoint plusieurs des questionnements actuels sur l’engagement, l’indignation et l’occupation de l’espace public.

Qu’est-ce qui incite des gens du Nord à s’indigner des violences faites aux gens du Sud?  En abordant, entre autres, la question de la politisation des religieux influencés par la théologie de la libération, M. Demers analyse les réactions publiées dans la presse francophone en réaction aux assassinats des missionnaires Maurice Lefebvre et Raoul Léger. Ceci éclaire comment la militance pour les droits de la personne dans le contexte schizophrénique de la guerre froide pouvait être considérée comme « violente » par les dictatures latino-américaines d’extrême droite. Il avance que leur prise de parole a instauré une brèche significative dans le discours dominant – au dam des autorités – permettant l’articulation de nouvelles formes de solidarité échafaudées sur des rapports Nord-Sud priorisant la justice sociale plutôt que la « sécurité nationale ».

Durée : 47:04 minutes.

Pour visionner la conférence de Maurice Demers, il suffit de cliquer sur le lien ci-dessous en utilisant le bouton droit de votre souris.

« La violence des pacifiques », du 14 juin 2012.

Nous sommes tous des Québécois ! – ¡ Todos somos Quebequenses !

Par Groupe d’universitaires et de leaders étudiants chiliens, traduction libre de Maurice Demers, professeur au département d’histoire de l’Université de Sherbrooke

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Nous, les signataires de cette lettre, universitaires et dirigeants d’associations étudiantes chiliens, dénonçons devant la communauté nationale et internationale la répression du mouvement étudiant du Québec, comme stipulé dans la loi 78 promulguée le vendredi 18 mai par le gouvernement du premier ministre Jean Charest.

La loi 78, véritable « loi matraque », est la loi la plus dure promulguée depuis la Loi des mesures de guerre en octobre 1970 et, pour cause, elle fut dénoncée tant par le bâtonnier du Québec que par des associations comme Amnistie internationale, la ligue des droits de l’Homme, les quatre principales centrales syndicales de la province et plusieurs regroupements d’intellectuels. Elle constitue une atteinte aux droits fondamentaux des citoyens du Québec, restreint dans ses aspects les plus fondamentaux la liberté d’expression, la liberté de manifester et la liberté d’association telles que consacrées par la Constitution et par la Charte québécoise des droits et libertés de la personne.

Les Trois Braves et la grève étudiante de 1958 : entretien avec Francine Laurendeau

Maurice Demers, Professeur au département d’histoire de l’Université de Sherbrooke

Annie Poulin, Étudiante à la maîtrise en histoire de l’Université de Sherbrooke

Pascal Scallon-Chouinard, Candidat au doctorat en histoire de l’Université de Sherbrooke

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Projection Histoire des Trois

Francine Laurendeau, entourée de Bruno Meloche et du réalisateur Jean-Claude Labrecque, lors de la projection du film « L’histoire des Trois » organisée par l’AEMDHUS à l’Université de Sherbrooke le 19 avril 2012 (Crédit photo : Pascal Scallon-Chouinard)

Francine Laurendeau a connu une belle et longue carrière en tant que journaliste, animatrice et réalisatrice à Radio-Canada. Intéressée à la culture et aux arts visuels, elle a également contribué aux pages du quotidien Le Devoir en tant que critique de cinéma. Fille d’André Laurendeau, journaliste, écrivain et homme politique réputé, elle a joué un rôle important dans le déroulement de la toute première grève étudiante du Québec en 1958. Lors de cet événement, qui a mobilisé environ 20 000 étudiants universitaires, elle a entrepris avec deux condisciples (Bruno Meloche et Jean-Pierre Goyer) le voyage de Montréal vers Québec afin de rencontrer le premier ministre de l’époque, Maurice Duplessis, pour lui remettre en main propre (au nom de leur association étudiante) un mémoire portant sur l’accessibilité universitaire. Puisque ce dernier refusa de les rencontrer ou de leur accorder une quelconque attention, ils se présentèrent chaque matin, de façon courtoise, devant les bureaux du Premier ministre pour lui demander audience, et ce, pendant trois mois.

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