Par Michel Dahan, Université de Montréal
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Mon parcours comme doctorant en histoire est plutôt atypique. Je suis conscient d’être un des rares historiens qui ait eu le privilège de travailler plusieurs années dans le domaine des archives religieuses. Ce milieu est encore aujourd’hui trop méconnu par plusieurs de notre discipline. Pendant plus de cinq ans, mes fonctions d’archiviste m’ont permis d’assister des centaines de chercheurs.es dans leurs recherches et d’être témoin d’approches et de méthodes de travail variées. Au fil de nos discussions, j’ai beaucoup appris du professeur expérimenté comme du doctorant ambitieux. J’ai également pu jeter un autre regard sur la profession d’historien; celui de l’archiviste.

Les Archives Deschâtelets-NDC situées à Richelieu constituent une des collections importantes d’archives religieuses du pays (Crédit photo: Courtoisie des Archives Deschâtelets-NDC)

Cette chronique découle du croisement de ces regards. Elle est l’occasion de vous partager quelques observations notées au carrefour de ces deux professions à la fois si proches et si différentes. Elle se veut également un appel à réfléchir et repenser notre approche de la recherche, particulièrement dans le milieu des archives religieuses. La curiosité intellectuelle est l’une des qualités fondamentales de l’historien.ne, elle qui nous pousse à la recherche et nous incite à poursuivre le dépouillement en quête de nouvelles sources. Mais le rapport étroit entre l’historien.ne et ses sources passe nécessairement par l’archiviste. Le succès de nos recherches historiques requiert une meilleure collaboration entre archivistes et historiens.nes. De ce dialogue bénéficieront nos deux disciplines.

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