Par Paul-Étienne Rainville, doctorant en études québécoises (histoire) à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR)

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Source : « Me Alband Flamand est élu président de la nouvelle Ligue des droits de l’homme », Le Devoir, 30 mai 1963.

À l’occasion de son 50e anniversaire, la Ligue des droits et libertés est allée de l’avant dans la réalisation d’un numéro spécial portant sur son cinquantenaire. Élaboré en partenariat avec la Fondation Léo-Cormier, ce dossier relate certains des moments chauds de l’histoire de la LDL : crise d’Oka, déportation des Algériens, agissements de la police secrète au Québec, racisme dans l’industrie du taxi et plusieurs autres. Ce numéro spécial démontre à quel point l’histoire de la Ligue des droits et libertés est intimement liée à l’histoire politique et sociale du Québec depuis la Révolution tranquille. Plusieurs articles seront mis en ligne tout au long de l’année du 50e, et la version complète de la revue, quant à elle, sera disponible en ligne en mai 2014. Ce texte de Paul-Étienne Rainville, membre de la LDL et collaborateur au sein du comité du 50e, se penche sur le contexte entourant la création de la Ligue en 1963 et retrace les faits saillants de la première décennie de son histoire.


L’initiative de créer, en plein cœur de la Révolution tranquille, une association de défense des droits de la personne, tient en premier lieu à la volonté de ses principaux fondateurs, Pierre E. Trudeau, Jacques Hébert, le Père Gérard Labrosse et J. Z. Léon Patenaude, de conférer une unité d’action aux efforts, jusque-là épars, déployés par les militants des droits humains au Québec. C’est donc naturellement que ces derniers se tournent, en 1963, vers Thérèse Casgrain et Frank Reginald Scott, défenseurs de longue date des droits de la personne au Québec. Au moment de créer ce qui deviendra la Ligue des droits de l’homme, ce n’est d’ailleurs pas la première fois que ces militants se réunissent pour défendre ces droits.

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