Par Paul Ohl, écrivain et auteur d’une biographie sur Louis Cyr[1]

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Reproduction d'un portrait de Louis Cyr (Fonds Armour Landry).

Reproduction d’un portrait de Louis Cyr (Fonds Armour Landry).

Un boulevard, des rues, des parcs, une école, un centre sportif, des commerces, un palais de justice portent son nom. À Montréal, à Napierville, à Joliette, à Saint-Jean-de-Matha. Deux statues se dressent à sa mémoire. La première, monumentale, dans l’ouest de la métropole, angle Saint-Jacques et De Courcelle. L’autre, à peine plus petite, au centre de Saint-Jean-de-Matha, en face de l’église. Il naquit quelque temps avant le Pacte confédératif de 1867 et mourut l’année de la tragédie du Titanic. Fils du terroir, illettré, exilé dans l’enfer des usines de textile de la Nouvelle-Angleterre, humilié par la réputation de « porteurs d’eau » faite aux Canadiens français de l’époque, cet être hors du commun s’illustra à un point tel qu’il en vint à personnifier la force ultime, toutes époques confondues. Il s’appelait Louis Cyr et on le considère aujourd’hui comme l’homme le plus fort de tous les temps.

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