Là où le présent rencontre le passé - ISSN 2562-7716

Catégorie : Stéphane Savard

L’énergie, un enjeu politique et citoyen*

Stéphane Savard, historien à l’Université Concordia

Martin Pâquet, professeur au département d’histoire de l’Université Laval

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Des dizaines de personnes manifestaient contre l’éclosion de la filière des gaz de schiste, en octobre dernier, en marge des consultations du Bureau d’audiences publiques en environnement (BAPE) sur le développement durable de cette industrie au Québec.<br />

Photo : Annik MH De Carufel – Le Devoir. Des dizaines de personnes manifestaient contre l’éclosion de la filière des gaz de schiste, en octobre dernier, en marge des consultations du Bureau d’audiences publiques en environnement (BAPE) sur le développement durable de cette industrie au Québec.

Projets d’exploitation pétrolière et gazifère, vente d’électricité, investissements publics ou privés: les débats récents nous donnent l’impression que la question de l’énergie se ramène à la stricte dimension de l’économie. Au contraire, et ce, depuis longtemps, l’énergie au Québec est un enjeu politique et citoyen.

Faire (de) l’histoire. Entrevue avec le sociologue Jean-Philippe Warren sur la notion d’engagement

Par Stéphane Savard, stagiaire postdoctoral à l’Université Concordia et au CIRST

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Stéphane Savard : Nous avons le privilège aujourd’hui de rencontrer Jean-Philippe Warren, professeur de sociologie à l’Université Concordia et titulaire d’une Chaire d’études sur le Québec. Pour commencer, monsieur Warren, j’aimerais que vous nous racontiez en quelques mots votre parcours universitaire.

Jean-Philippe Warren : Je suis content de pouvoir répondre à quelques-unes de vos questions même si la première est embêtante! Elle a l’air anodine, mais elle ouvre sur plusieurs décisions que j’ai prises au cours de ma carrière, décisions qui m’ont à la fois rapproché et éloigné de la discipline historique. Lorsque j’ai fait le choix de m’inscrire en sociologie au baccalauréat à l’Université Laval — c’était en 1991 —, je souhaitais ardemment poursuivre des études en histoire. En même temps, j’étais très tenté par la philosophie. Or, j’avais l’impression à ce moment-là que la sociologie pouvait me donner la chance de combiner les réflexions — on va dire les plus ésotériques, les plus abstraites — de la philosophie, et les explorations plus concrètes du passé que me fournissait la méthode historique. Hésitant entre l’histoire et la philosophie, j’ai abouti en sociologie où j’ai constamment oscillé entre les deux pôles, mais en me rapprochant quand même, surtout ces dernières années, de mes collègues en histoire.

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