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Catégorie : Brigitte Caulier

Une pénurie d’enseignant.e.s? Des solutions existent!

Par Brigitte Caulier, présidente de l’Institution d’histoire de l’Amérique, Karine Hébert, vice-présidente et Louise Bienvenue, membre régulière

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*Cette lettre a été publiée dans Le Devoir le mercredi 27 février 2019.

Il est temps de diversifier les voies d’accès à la profession

Ces dernières semaines, les médias d’information ont publié quantité d’articles et d’éditoriaux annonçant une pénurie de main-d’œuvre dans le monde de l’enseignement primaire et secondaire au Québec. Données à l’appui, on nous apprend que les banques de suppléant.e.s fondent à vue d’œil et que les rangs réguliers sont de plus en plus clairsemés. Les vagues de départs à la retraite chez les baby-boomers n’expliqueraient pas tout; ce déséquilibre n’a rien de temporaire si l’on en croit les Facultés d’éducation universitaires qui observent des baisses importantes d’inscriptions.

On invoque différents facteurs pour expliquer cette situation préoccupante, surtout dans la filière de l’enseignement secondaire (Radio-Canada, 25 janvier 2019). Au premier chef, le manque d’attractivité d’un métier qui a eu la vie dure ces dernières années : salaires parmi les plus bas au Canada, hausse du nombre d’élèves en difficulté dans les classes, alourdissements de tâches depuis le vent d’austérité, instabilité chronique, infrastructures scolaires en désuétude, parents peu solidaires lorsque vient le temps de valoriser l’autorité des enseignant.e.s auprès de leurs enfants, etc.

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Appui de l’Institut d’histoire de l’Amérique française (IHAF) à l’Association internationale des études québécoises (AIEQ)

Par Brigitte Caulier, présidente de l’Institut d’histoire de l’Amérique française, au nom du Conseil d’administration

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À l’attention de Mme Christine Saint-Pierre, ministre
Ministère des Relations internationales et de la Francophonie

Madame la Ministre,

Depuis quelque temps, des chercheur.ses autant que des éditorialistes remettent en question la décision annoncée par le ministère des Relations internationales et de la Francophonie (MRIF) de retrancher 52 000 $ à la maigre subvention de fonctionnement de 135 000 $ accordée à l’AIEQ, une association vouée au rayonnement de la recherche sur le Québec à l’étranger. Il s’agit d’une coupure de 40 %… alors que le gouvernement annonçait récemment avoir dégagé un surplus budgétaire significatif après quatre années au pouvoir.

De nombreux membres de l’IHAF, professeur.es, chercheur.ses et étudiant.es ont animé et animent toujours ce réseau reconnu sur la scène internationale, par leur participation à des colloques, par leur collaboration à des ouvrages collectifs, par l’enseignement, etc. Au total, ce sont près de 3 000 chercheur.ses de tout horizon qui ont cru, depuis vingt ans, en l’importance des études québécoises pour la vitalité des sciences et de la culture en général, ainsi que pour la reconnaissance du Québec en dehors de ses frontières.

Porté essentiellement par des chercheur.ses bénévoles, ce réseau de « diplomatie culturelle » remplit un mandat qui relève des responsabilités de l’État. Comme le soutient Robert Laliberté, directeur de l’AIEQ de 2000 à 2015, le MRIF « avait compris qu’il était dans son intérêt d’ajouter à son arsenal de diplomatie publique et culturelle le relais que représente un réseau d’universitaires qui connaissent bien le Québec et qui sont d’autant plus crédibles […] qu’ils sont indépendants du gouvernement. » (Le Devoir, 17 février 2018)

Le conseil d’administration de l’IHAF s’est prononcé en faveur des démarches entreprises par l’AIEQ pour assurer sa survie. Nous demandons au gouvernement, à travers les crédits qui seront accordés au MRIF, de reconnaître l’importance de ce réseau de chercheur.ses et de lui accorder un financement suffisant pour en assurer la viabilité. Nous incitons également tous ceux et celles qui sont préoccupés par la qualité et le rayonnement des études québécoises à appuyer les démarches entreprises par l’AIEQ.

Nous espérons sincèrement que vous reconsidérerez la décision de votre ministère, car elle prive la relève intellectuelle du Québec d’un appui peu coûteux en réalité, mais pourtant fondamental pour son développement et son rayonnement.

Veuillez recevoir, Madame la Ministre, nos salutations distinguées,

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