Par Catinca Adriana Stan, docteure et chargée de cours à la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université Laval[1]

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Le document de consultation soulève de nombreuses questions qui demandent réflexion. Je ne tenterai donc pas de répondre à chacune. Au contraire, je me concentrerai sur celle-ci : « La référence systématique au présent, prévue par la compétence 1, devra-t-elle être éliminée ou atténuée ? ».

Selon Carr (1988), Marrou (1954) et Prost (1996), directement ou indirectement, les historiens répondent toujours à des questions du présent. En revanche, si plusieurs élèves se posent des questions sur le présent, d’autres ne s’en posent aucune, mais tous se font trop souvent imposer les réponses des autres. Les questions qui affectent le plus les élèves ne sont pas toujours celles auxquelles ils pensent spontanément, mais elles n’en sont pas moins importantes. L’histoire peut aider les élèves à se poser ces questions importantes et à y répondre avec rigueur. Je crois que l’école doit donc enseigner aux élèves à s’interroger sur leur monde et à chercher les causes des événements qui les touchent, car cela n’arrive pas spontanément : cela doit être appris (Westmeiher et Kahne, 2004).

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