HistoireEngagée.ca

Là où le présent rencontre le passé – ISSN 2562-7716

Catégorie : Karine Hébert

Une pénurie d’enseignant.e.s? Des solutions existent!

Par Brigitte Caulier, présidente de l’Institution d’histoire de l’Amérique, Karine Hébert, vice-présidente et Louise Bienvenue, membre régulière

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*Cette lettre a été publiée dans Le Devoir le mercredi 27 février 2019.

Il est temps de diversifier les voies d’accès à la profession

Ces dernières semaines, les médias d’information ont publié quantité d’articles et d’éditoriaux annonçant une pénurie de main-d’œuvre dans le monde de l’enseignement primaire et secondaire au Québec. Données à l’appui, on nous apprend que les banques de suppléant.e.s fondent à vue d’œil et que les rangs réguliers sont de plus en plus clairsemés. Les vagues de départs à la retraite chez les baby-boomers n’expliqueraient pas tout; ce déséquilibre n’a rien de temporaire si l’on en croit les Facultés d’éducation universitaires qui observent des baisses importantes d’inscriptions.

On invoque différents facteurs pour expliquer cette situation préoccupante, surtout dans la filière de l’enseignement secondaire (Radio-Canada, 25 janvier 2019). Au premier chef, le manque d’attractivité d’un métier qui a eu la vie dure ces dernières années : salaires parmi les plus bas au Canada, hausse du nombre d’élèves en difficulté dans les classes, alourdissements de tâches depuis le vent d’austérité, instabilité chronique, infrastructures scolaires en désuétude, parents peu solidaires lorsque vient le temps de valoriser l’autorité des enseignant.e.s auprès de leurs enfants, etc.

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Les Musées de la civilisation : une institution publique ou un entrepôt numérique?

Lettre publique rédigée par Martin Pâquet, président de l’Institut d’histoire de l’Amérique française (IHAF), Karine Hébert, professeure à l’UQAR et vice-présidente de l’IHAF, et Sophie Imbeault, historienne et membre de l’IHAF, puis appuyée par 645 signataires individuels et 21 organismes (en date du 10 juin 2016)

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Une institution muséale publique sans service de recherche et dont les archives sont inaccessibles aux chercheurs peut-elle encore se targuer d’être un musée? Ne devient-elle pas un simple entrepôt avec des collections qui, bien que remarquables, auront tôt fait de tomber dans l’oubli, ne trouvant plus personne pour les interpréter et les mettre en valeur?

Ces questions se posent alors que les Musées de la civilisation de Québec (MCQ) ont procédé, le 1er avril, au démantèlement complet de leur service de la recherche et s’apprêtent, le 23 juin prochain, à fermer la salle de consultation de leurs archives. Dans ce dernier cas, les MCQ affirment que cette fermeture est provisoire, sans indiquer de date de réouverture éventuelle.

Un mandat clair et explicite

La Loi sur les Musées nationaux (LQ, c. M-44) est claire : elle accorde aux MCQ trois fonctions principales: «faire connaître l’histoire et les diverses composantes de notre civilisation […]; assurer la conservation et la mise en valeur de la collection ethnographique et des autres collections représentatives de notre civilisation; assurer une présence du Québec dans le réseau international des manifestations muséologiques par des acquisitions, des expositions et d’autres activités d’animation».

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La parole publique des étudiants, une victoire historique menacée

Par Karine Hébert et Julien Goyette, professeurs.es d’histoire à l’Université du Québec à Rimouski (UQAR)

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L’histoire des associations étudiantes est celle d’une longue lutte pour la reconnaissance. L’identité des étudiants, la légitimité de leurs associations, leur voix dans le concert démocratique sont toutes des conquêtes du 20e siècle. Le présent mouvement de grève qui agite le monde collégial et universitaire québécois s’inscrit dans ce temps long des revendications étudiantes. Cependant, compte tenu de la position de fermeture actuelle du Gouvernement du Québec, du premier ministre et de la ministre de l’Éducation, on peut craindre un inquiétant recul dans la reconnaissance sociale dont jouissent les étudiants, et plus largement les groupes sociaux, au sein de la société québécoise.

Dès la fin du 19e siècle, les étudiants des universités québécoises se regroupent au sein d’associations, se dotent de journaux étudiants afin de mieux diffuser leurs idées. Autour des maisons étudiantes, des students clubs, des associations générales et des revues étudiantes, avec des symboles carabins comme le béret et la canne, se développe un esprit étudiant qui permet une éventuelle affirmation identitaire. La reconnaissance de ces associations et de leur rôle de porte-parole démocratique auprès des administrations universitaires et sur la scène publique se fait lentement, et non sans heurts.

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