Par Florence Gagnon-Brouillet, candidate au doctorat à l’Université Laval

Figure 1. Swift Canadian Co. Limited, « La viande est du matériel de guerre employez la sagement », La Revue moderne, novembre 1943, p. 27.

Sur le rouet du passé, elle filait en silence des motifs inconnus,

complexes et beaux des blessures qu’il semblait rouvrir.

Mohamed Mbougar Sarr
 

S’il existe un rouet du passé, alors le fuseau est l’archive et les fileuses, les historien.ne.s. Se piquer le doigt sur une source et s’abandonner aux mains de l’histoire ne devrait pas être déprécié, au contraire : c’est un moment de grâce où l’on arrive à sentir, toucher et entendre les horreurs et les splendeurs du passé. Lorsque la réalité souffle un baiser, on revient dociles vers les portes du présent, escortés, selon le territoire visité, par la déception, le soulagement, la frustration, ou l’enthousiasme. Pour moi, ces périples au cœur des archives ont été parfois sources de frustration et de soulagement ; frustration de constater que l’histoire a des préférences ayant pour conséquence des silences archivistiques sur l’histoire des femmes, notamment sur la contribution alimentaire des Canadiennes françaises à l’effort de guerre ; soulagement, toutefois, de me savoir capable de proposer des pistes de réflexion pour relire, à travers le prisme du genre, des épisodes du passé comme la Deuxième Guerre mondiale.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’alimentation, principale responsabilité féminine à l’échelle nationale comme mondiale, n’est pas traitée uniquement à travers la presse féminine, mais bien par l’ensemble de la presse. Le corpus sélectionné représente donc l’ensemble des grands quotidiens de la province québécoise, les journaux locaux et les magazines, dont la Revue moderne. À savoir que la Revue moderne a été dépouillée exhaustivement et que le journal Le Soleil est le seul quotidien à avoir fait l’objet d’une attention particulière en raison d’une chronique intitulée « Propos de guerre ».

La recherche par mots-clés pour naviguer à travers une masse de données numériques abondantes paraissait appropriée pour remplir l’objectif principal : expliquer comment la presse écrite se présente comme une source inestimable pour dévoiler la contribution des Canadiennes françaises sur le plan de l’alimentation durant la Deuxième Guerre mondiale; et d’autre part, montrer leur participation à un réseau transnational de collaborations et de circulations alimentaires. Cette chronique s’inscrit ainsi dans la lignée des études plaidant pour une valorisation du rôle des femmes dans les réseaux commerciaux, locaux et mondiaux, pendant la Deuxième Guerre mondiale[1].

Étant considérée comme une « caisse de résonance des évolutions de la société[2] » et un instrument de propagande officielle[3] par des historiens.nes, la presse apparaît aussi comme une source pertinente pour qui veut adopter une approche transnationale dans la mesure où on la considère comme un objet communicationnel « structurellement animé par des circulations et des réseaux[4] ». En ce qui concerne la dimension précise de l’alimentation, il faut savoir que dès la fin du XIXe siècle, les quotidiens deviennent des véhicules publicitaires privilégiés pour la commercialisation de nouveaux biens de consommation alimentaires[5]. J’espère, à travers les articles, les communiqués, les publicités et les conseils nutritionnels, apporter un éclairage sur le caractère transnational de la contribution des Canadiennes françaises en relevant d’abord leur pouvoir financier et leur rôle dans les réseaux d’approvisionnement de vivres, puis leur influence sur la santé nationale et sur le matériel de guerre grâce, entre autres, à la récupération alimentaire.

S’alimenter grâce à la presse : entre achat national et réseau de consommation transnational 

Si certains.es historiens.nes insistent sur le pouvoir d’achat des ménagères, bien peu soulignent la place qu’elles occupent sur l’échiquier mondial de la commercialisation alimentaire. Pourtant, les femmes sont les premières concernées par les pénuries de denrées résultant non seulement des problèmes nationaux d’approvisionnement, mais aussi de la déstabilisation des marchés mondiaux pendant la Deuxième Guerre mondiale. Les articles de presse témoignent d’un double discours qui incite les femmes à agir sur le plan national, mais souligne en même temps les répercussions de leurs actions à l’échelle transnationale : alors que les articles et les appels à contribution de la Croix-Rouge confirment le rôle des femmes dans l’approvisionnement alimentaire des pays Alliés, les publicités et les injonctions à l’achat national confirment la place qu’elles jouent dans le redressement de l’économie canadienne.

À l’été 1941, les Canadiennes françaises peuvent assister les sociétés féminines de leur région fructicole pour la confection de conserves de fruits destinées à la Grande-Bretagne[6], ou encore souscrire à la campagne de la Croix-Rouge pour le financement de colis alimentaires envoyés aux soldats Canadiens, aux Britanniques, aux Australiens ou encore aux Néo-Zélandais[7]. Comme les publicités de chocolat et de produits secs emballés le démontrent (figure 2), les ménagères peuvent également participer individuellement à la circulation outremer des produits par l’envoi de colis personnalisés aux hommes de leur famille.

Figure 2. Lipton, « Un produit de Lipton », La Canada, vendredi 8 octobre 1943, p. 6.

Remplissant le rôle de consommatrices aux responsabilités plurielles[8] telles que la gestion du portefeuille et l’achat des denrées, il ne faut pas s’étonner si la section des journaux populaires réservée aux lectrices regroupe la majorité des annonces publicitaires[9], en particulier celles liées à l’alimentation[10], et les chroniques relatives au secteur de la consommation.

En parcourant des quotidiens québécois – quelle que soit leur allégeance politique – comme La Presse (Montréal)et Le Soleil (Québec)j’ai constaté que dès 1939, les journalistes responsables de la section féminine commencent à rédiger des chroniques insistant sur l’achat et la consommation des produits nationaux, dorénavant synonymes d’engagement citoyen dans l’effort de guerre. Emboîtant le pas, des entreprises nationalistes comme le marché à grandes surfaces Dominion, font paraître des publicités – dispersées dans l’ensemble du journal – assurant la commercialisation d’aliments nationaux destinés à normaliser la situation d’approvisionnement : les aliments de la Victoire[11].

Les détails de ces annonces permettent de mieux apprécier les rouages de cette économie de guerre patriotique à laquelle les femmes doivent participer et les moyens dont elles disposent pour s’y engager : on apprend que des étiquettes permettront d’identifier les aliments à privilégier et que des guides d’achats sont déjà disponibles[12].  Bien que les actions déployées par les Canadiennes françaises soient censées répondre aux besoins stratégiques d’un plan d’envergure internationale, je remarque que la dimension transnationale sert d’abord de levier à la nation.

Entre deux rubriques : alimentation raisonnée et récupération pour faire rayonner la nation

Pour mettre en évidence les façons dont l’insertion des ménagères dans un monde connecté influencent la nature et les motivations de leur contribution à l’échelle nationale et transnationale, j’ai retracé des articles et des communiqués traitant de la récupération du gras, mais aussi des chroniques d’expertes en sciences ménagères valorisant la nutrition. En décembre 1942, dans un article du Devoir, il estmentionné que les huiles d’arachides et de coco provenant de l’Orient, de même que l’huile de palme importée d’Afrique, ne seront plus disponibles en raison d’un bris de la chaîne d’approvisionnement lié au conflit[13]. Ces matières étant nécessaires à la fabrication des bombes, on demande aux ménagères de conserver les graisses et les os de leur cuisine. Outre le caractère informatif de cet article, c’est sa juxtaposition aux publicités conçues par la Division de la récupération nationale qui permet d’apprécier la richesse des discours de presse. Dans la figure 3, on illustre comment leur participation à cette campagne dépasse les frontières de leurs foyers et se répercute directement sur l’ennemi (dans ce cas-ci Hitler, Benito et Tojo).

Figure 3. Ministère des Services Nationaux de guerre, « Voici votre arme secrète. Gardez la graisse et le os », La Patrie, 11 janvier 1943, p. 5.

En plus de récupérer certains résidus alimentaires, les ménagères doivent aussi jongler avec le rationnement et les prescriptions diététiques en vigueur[14]. Ayant pris le relais de la transmission des savoir-faire culinaires, les spécialistes en économie domestique utilisent les journaux pour outiller les femmes désireuses de participer à l’effort de guerre.

Les recettes fournies par des figures de renom, telles que Madame Rose Lacroix (Directrice de l’École Ménagère Provinciale), représentent une part de l’information sur les habitudes de consommation en temps de guerre, mais ce n’est pas tout. Les quelques communiqués ou articles relatifs à la Croix-Rouge que j’ai relevés à travers l’ensemble de la presse, véritable plate-forme de recrutement ou d’appel  à contribution pour les organisations humanitaires[15], représentent une mine d’or pour l’étude de l’effort de guerre féminin sur le plan alimentaire. C’est notamment grâce à cette organisation internationale d’aide aux soldats que le soutien apporté par les femmes traverse les frontières de leur foyer. En 1943 par exemple, un article sur les cliniques de don de sang de la Croix-Rouge permet d’apprendre que certains donneurs sont écartés pour des raisons de santé[16]. Ces éléments du corpus montrent comment les ménagères, en assurant une alimentation riche en fer, peuvent veiller à l’amélioration de la qualité et de la quantité du matériel destiné aux Alliés. Cette réalité est d’ailleurs confirmée par la publication de chroniques vantant les mérites d’une saine alimentation des soldats et des ouvriers.ères, et donc de ses répercussions sur le rendement national et international[17] :

« En temps de paix, vous vous devez à vous-même, et aux vôtres, d’observer une hygiène alimentaire rationnelle. En ce moment aussi grave que celui que nous traversons actuellement, cela devient un devoir patriotique[18]. »

L’analyse de ces appels à contribution révèle également la présence simultanée d’une collaboration et d’une compétition entre les nations alliées – une dynamique aussi observable dans les pages féminines de la presse. Même si des chercheuses ont démontré que les pages féminines des journaux prodiguent conseils et informations aux ménagères sur la manière de bien remplir leur rôle, d’autres mettent plutôt en lumière leur potentiel émancipateur et y voient « un espace de lutte pour une reconnaissance plus large de leur rôle […] »[19]

Les chroniques féminines du Soleil publiées le dimanche en témoignent à travers une rubrique intitulée « Propos de guerre ». Avec des titres tels que « L’héroïsme féminin sur le front silencieux » ou encore « Dévouement et héroïsmes féminins », les chroniqueuses décrivent les nombreuses initiatives entreprises par les femmes des nations alliées en temps de guerre. La teneur de ces écrits reflète donc l’insertion des femmes canadiennes-françaises dans « une légion guerrière » transnationale[20], mais révèle aussi les stratégies déployées par l’entremise des médias pour galvaniser le sentiment patriotique et relativiser la situation nationale : « À côté de pareils sacrifices, ceux qu’on demande d’accomplir aux Canadiennes sont en vérité bien peu de choses[21] ».

Conclusion : pour une collaboration transnationale

Grâce aux revues et aux journaux, il a été possible de colliger de multiples références à la coopération et à la diffusion d’initiatives supranationales, confirmant dès lors le potentiel qu’ils renferment pour l’analyse de la contribution alimentaire des Canadiennes françaises et celle assurée par les femmes des pays alliés, dont l’engagement inaugure la formation d’une légion guerrière féminine encerclant la surface du globe. L’alimentation, au même titre que la presse[22], peut favoriser la consolidation de liens sociaux en stimulant l’appartenance à un groupe déjà existant[23] ou en procédant à la création d’un « nous » imaginé. Les discours médiatiques, au même titre que les pratiques alimentaires, peuvent ainsi être considérés comme un outil d’intégration ou de distinction sociale[24]; la conjugaison entre le corpus et l’objet d’étude s’harmonisait donc parfaitement à une approche transnationale où le phénomène de création des communautés imaginaires redéfinissant les frontières classiques appert comme une thématique privilégiée[25]. L’examen des publicités, des appels à contribution et des conseils relatifs au secteur alimentaire lève le voile sur l’épanouissement d’identités multiples : l’une construite sur les fondements du Dominion, et l’autre sur la base d’une alliance contre les pays de l’Axe.

Archives :

[S.n.]. « La Croix-Rouge canadienne », L’Avenir du Nord, 20 juin 1941.

[S.n.]. « L’héroïsme féminin sur le front silencieux », Le Soleil, 5 juillet 1942.

[S.n.]. « La légion guerrière des femmes encercle le globe terrestre entier », L’Avenir du Nord, 16 octobre 1942.

[S.n.]. « Les règles officielles de l’alimentation et des donneurs de sang », Le Droit, 5 avril 1943.

[S.n.]. « Le mois prochain », La Revue moderne, juillet.

[S.n.]. « Cordon bleu à l’américaine », La Revue moderne, février 1944.

DOMINION. « Voici notre guide d’achats », La Tribune, 17 juin 1943.

LA CROIX-ROUGE. « La Croix-Rouge a besoin de 9 000$ tout de suite », La Tribune, 21 mai 1942.

LIPTON. « Un produit de Lipton », La Canada, vendredi 8 octobre 1943.

MINISTÈRE DES SERVICES NATIONAUX DE GUERRE. « Les ménagères porteront os et matières grasses chez leur boucher », Le Devoir, 14 décembre 1942.

MINISTÈRE DES SERVICES NATIONAUX DE GUERRE. « Voici votre arme secrète. Gardez la graisse et le os », La Patrie, 11 janvier 1943.

PROGRAMME D’ALIMENTATION DU DÉPARTEMENT FÉDÉRAL DES PENSIONS ET DE LA SANTÉ PUBLIQUE. « Des repas plus substantiels – pour aider l’effort de guerre du Canada », La Revue moderne, juillet 1942.

PROGRAMME D’ALIMENTATION DU DÉPARTEMENT FÉDÉRAL DES PENSIONS ET DE LA SANTÉ PUBLIQUE. « On a besoin d’un bon repas, surtout par les temps qui courent », La Revue moderne, septembre 1942.

Bibliographie :

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[1] Clare Midgley, Alison Twells et Julie Carlier, Women in Transnational History. Connecting the global and the local (Londres, Routledge, 2016).

[2] Faustine Régnier, « L’alimentation entre plaisir(s) et nécessité(s) en France et aux États-Unis. Quelques variations dans la presse féminine depuis les années 1930 », Sociologie et sociétés 46, 2 (2014): 86.

[3] Geneviève Auger et Raymonde Lamothe, De la poêle à frire à la ligne de feu : la vie quotidienne des Québécoises pendant la guerre 39-45 (Montréal, Boréal, 1983), p. 9.

[4] Caroline Moine, Yves Bouvier et Michel Palmer, « Présentation. L’Europe au cœur de circulations et de transferts transnationaux », Le Temps des médias 2, 11 (2008): 6.

[5] Jean de Bonville, La presse québécoise de 1884 à 1914 : genèse d’un média de masse (Sainte-Foy, Presses de l’Université Laval, 1988), p. 315-321.

[6] [S.n.], « La Croix-Rouge canadienne », L’Avenir du Nord, 20 juin 1941, p. 3.

[7] La Croix-Rouge, « La Croix-Rouge a besoin de 9 000$ tout de suite », La Tribune, 21 mai 1942, p. 4.

[8] Valérie Piette et Eliane Gubin, « Travail ou non-travail ? Essai sur le travail ménager dans l’entre-deux-guerres », Revue Belge de philologie et de l’Histoire 79, 2 (2001): 657.

[9] Marilou Tanguay, « La page féminine du Devoir, un espace public alternatif ? Une étude de cas des mécanismes d’exclusion et de contrôle du féminin et du féminisme dans le quotidien (1965-1975) », Revue d’histoire de l’Amérique française 72, 4 (2019): 29.

[10] Heather Brook, « Feed your face », Journal of Media and Cultural Studies 22, 1(2008). 

[11] Geneviève Auger et Raymonde Lamothe, op .cit.

[12] Dominion, « Voici notre guide d’achats », La Tribune, 17 juin 1943, p. 8.

[13] Ministère des Services Nationaux de guerre, « Les ménagères porteront os et matières grasses chez leur boucher », Le Devoir, 14 décembre 1942, p. 5.

[14] Geneviève Auger et Raymonde Lamothe, op. cit., p. 154.

[15] Alison S. Fell, Femmes Face à la Guerre (Berne, Peter Lang, 2009), p. 106.

[16] [S.n.], « Les règles officielles de l’alimentation et des donneurs de sang », Le Droit, 5 avril 1943, p. 5.

[17] Programme d’Alimentation du Département Fédéral des Pensions et de la Santé Publique, « Des repas plus substantiels – pour aider l’effort de guerre du Canada », La Revue moderne, juillet 1942, p. 27.

[18] Programme d’Alimentation du Département Fédéral des Pensions et de la Santé Publique, « On a besoin d’un bon repas, surtout par les temps qui courent », La Revue moderne, septembre 1942.

[19] Marilou Tanguay, loc. cit., p. 32.

[20] [S.n.], « La légion guerrière des femmes encercle le globe terrestre entier », L’Avenir du Nord, 16 octobre 1942, p. 3.

[21] [S.n.], « L’héroïsme féminin sur le front silencieux », Le Soleil, 5 juillet 1942, p. 7.

[22] Gregory Derville, « Le pouvoir de médias…selon les classiques de la com », Cahiers de médiologie 2, 6 (1998): 130.

[23] Jean-Louis Flandrin et Massimo Montanari, Histoire de l’alimentation (Paris, Fayard, 1996).

[24] Anne Murcott, « Food as an expression of identity », in Sverker, Gustavsson et Leif Lewin (ed). The future of the nation state: essays on cultural pluralism and political integration (Stockholm, Nerenius & Santerus, 1996), p. 49-77.

[25] Ana Stevenson, « Imagining Women’s Suffrage: Frontier Landscapes and the Transnational Print Culture of Australia, New Zealand, and the United States », Pacific Historical Review 87, 4 (2018): 638-666 ; Felicity Barnes, « Bringing Another Empire Alive ? The Empire Marketing Board and the Construction of Dominion Identity, 1926–33 », Journal of Imperial & Commonwealth History 42, 1 (2014): 61-85.