Louis Cyr, ou le pari de l’histoire. Compte rendu de Louis Cyr : l’homme le plus fort du monde [film] de Daniel Roby (réal.), Gaëa Films/Christal Films Productions, 2013, 130 min.

Marc-André Robert, Candidat au doctorat en histoire, Université Laval[1]

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Plusieurs critiques l’ont souligné, Louis Cyr: l’homme le plus fort du monde prend l’affiche au grand écran à un moment tout désigné où, ironiquement, le cinéma québécois a grand besoin d’être soulevé, d’être sauvé[2]. Les piètres recettes des productions québécoises lors des deux dernières années ne laissaient planer aucun doute; l’espoir suscité par cette sortie tant attendue se voulait à la hauteur de la légende qu’incarne Louis Cyr dans notre histoire. Double pari donc que celui de convaincre le public de préférer une (méga)production québécoise à la horde de blockbusters fraîchement sortis d’Hollywood (et pendant la saison estivale, rien de moins!) et de rendre justice à la mémoire de cet homme fort, de ce héros canadien-français. À la lumière des éloges qui ne cessent de l’accueillir[3] ainsi que de sa deuxième place au box-office pour l’ensemble du weekend de sa sortie (389 198$), devancé à peine par la comédie américaine Grown Ups 2 (466 060$)[4], on peut certainement féliciter ce pari (risqué) somme toute réussi. Du moins jusqu’à maintenant.

Louis Cyr et Horace Barré, respectivement interprétés par Antoine Bertrard et Guillaume Cyr. Cliquez ici pour visualiser la bande-annonce du film.

Louis Cyr et Horace Barré, respectivement interprétés par Antoine Bertrand et Guillaume Cyr. Cliquez ici pour visualiser la bande-annonce du film.

Troisième long métrage du réalisateur Daniel Roby, à qui l’on doit également La peau blanche (2004) et Funkytown (2011), Louis Cyr, scénarisé par Sylvain Guy[5], est une adaptation libre de la biographie du célèbre homme fort signée par l’écrivain et scénariste Paul Ohl, publiée en 2005 aux éditions Libre expression (rééditée en 2013 pour l’occasion)[6]. Fort à la fois d’un budget de 8 millions de dollars et d’une solide campagne de publicité, le biopic de Louis Cyr avait sans doute de très bonnes armes pour réussir là où tant d’autres ont, malheureusement, échoué ces dernières années[7]. D’autant plus avec, pour tête d’affiche, le populaire et versatile Antoine Bertrand, prédestiné peut-être à jouer le rôle du « Samson des temps modernes » en raison de sa forte carrure naturelle (il s’est tout de même livré à un entraînement intensif en préparation au film[8]).

Dans une perspective historique, Louis Cyr fait presque sans faille. À travers le récit biographique de cet Hercule canadien-français, le film offre une représentation très riche et réussie des sociétés populaires québécoise et américaine au tournant du XXe siècle. La mise en images des quartiers ouvriers du « Petit Canada » de Lowell au Massachussets, tout comme celle des rues bondées du Montréal et du Londres du début du XXe siècle, est magnifiquement réalisée. Je pense, entre autres, au début du film, au plan large montrant les ouvriers du textile travaillant à la chaîne dans l’usine employant Louis Cyr. Un autre plan large illustre aussi avec puissance l’omniprésence des usines et des cheminées dans la ville de Lowell. Ces deux plans, de quelques secondes à peine, résument admirablement bien la réalité des villes ouvrières de la fin du XIXe siècle. À ce titre, il faut souligner l’excellent travail de Nicolas Bolduc à la direction photo, de même que l’utilisation très juste de la numérisation dans la création de certains décors historiques.

Le film prend aussi prétexte de l’expérience ouvrière de Louis Cyr à Lowell pour rendre compte, sans forcer, de plusieurs faits historiques intéressants, comme l’histoire de la construction de ces quartiers ouvriers. Lorsque Louis Cyr discute avec Mélina, sa future épouse, sur les rives de la rivière Merrimack, celle-ci rappelle que Lowell fut bâti sur une pile de déchets. On en apprend également sur la rivalité entre les Irlandais protestants et les Canadiens français catholiques dans les quartiers ouvriers américains. Mis au défi par son jeune frère Pierrot de soulever une énorme pierre (de 517 livres) pour prouver à une bande d’Irlandais qu’il est le plus fort, Louis Cyr refuse d’abord par franche modestie, puis se ravise après avoir essuyé une injure raciale de l’un d’eux (il traite les Canadiens français de « scum of the earth »). Devant les yeux ébahis des ouvriers irlandais (et canadiens-français), Louis s’exécute, faisant montre d’une force redoutable.

Il faut noter qu’une telle scène aurait très bien pu sonner faux car, on s’en doute bien, Antoine Bertrand n’a pas réellement levé une pierre de 200 kilos pour l’occasion. La finesse de son jeu, couplée à la direction artistique de Michel Proulx et à la trame musicale de Jorane, rend l’illusion parfaitement crédible. Je dirais même pour l’ensemble des tours de force du film, ce qui en est tout un au sens cinématographique! La scène montrant Louis Cyr qui résiste à la traction de quatre chevaux par la seule force de ses bras, au climax du film, est à la fois d’une dramatique déchirante et sublime. Notons au passage que concrètement, cet épisode survient plus tôt dans sa vie, soit avant son départ pour Londres, le 21 septembre 1891 au Parc Sohmer de Montréal. Il parvient alors à retenir, pendant 55 secondes (!), deux paires de chevaux de la King Express Compagny pesant plus de 4 800 livres. Il répétera par ailleurs l’exploit à quelques reprises.

Dans une perspective historique, je le disais, Louis Cyr fait presque sans faute. Si on peut excuser l’omission de certains éléments de la vie de Louis Cyr, et pour des raisons tout à fait légitimes (j’y reviendrai), il est agaçant de constater que les références politiques, quant à elles, ont toutes été évincées du récit. Dans le cadre de ses tournées, américaines et européennes, Louis Cyr avait accepté d’être accompagné d’un représentant de la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB) qui, en plus de le présenter aux yeux du monde comme un héros canadien-français, faisait la promotion du peuple canadien-français. Cet élément pourtant essentiel dans la psyché de l’homme fort (l’attachement à ses origines canadiennes-françaises) est entièrement évacué du scénario. Une seule référence politique de la vie de Louis Cyr émane de cette adaptation cinématographique, bien que fortement édulcorée: celle de la cérémonie organisée par la Société Saint-Jean-Baptiste, le 2 novembre 1889, visant à honorer Louis Cyr, de même que le premier ministre du Québec Honoré Mercier et le futur premier ministre canadien Wilfrid Laurier. Pour l’occasion, un représentant lui remettait la fameuse ceinture Fortissimo. À l’écran, nulle mention de la Société Saint-Jean-Baptiste à l’occasion de l’événement. On laisse entendre aussi que Louis Cyr est invité non pas par la SSJB, mais bien par le premier ministre, qu’on évite même de nommer! On en vient à croire qu’il aurait été honoré par le gouvernement directement…

Dans une entrevue au journaliste de La Presse Jean-Christophe Laurence, Antoine Bertrand défendait ces choix éditoriaux, justifiant que la « charge politique [était] tellement là qu’on n’avait même pas besoin de la souligner[9]. » Certes, la charge politique est présente. Sans même le mentionner, on comprend bien en effet que Louis Cyr a su incarner la détermination et la survivance des Canadiens français de l’époque. Qu’il a représenté tout un peuple. On ne comprend toutefois pas pourquoi. Sans faire l’apologie d’une idéologie politique, le scénario aurait très bien pu intégrer ces éléments historiques qui, en filigrane, servent à transmettre une culture historique au public. En dérogeant quelque peu du portrait intimiste de Louis Cyr de façon à décrire davantage la situation politique des Canadiens français du tournant du 20e siècle, il aurait été plus simple et plus approprié d’expliquer la portée du nationalisme tel que promu par les Libéraux d’Honoré Mercier, par exemple, ou encore par la SSJB, et pourquoi Louis Cyr était alors perçu comme un héros national. Tout est dans la manière. Choix bien déplorable donc que cette mise à l’écart de l’histoire politique.

Quant à la vie de Louis Cyr, le scénario déroge quelque peu de l’histoire, mais sans créer de réel malaise. D’autant plus que, format cinématographique oblige, l’articulation de la trame narrative force certaines omissions et transformations.

Au contraire de ce que l’on nous présente à l’écran, Louis Cyr n’a pas été analphabète toute sa vie. Au moment de son départ pour l’Angleterre, Paul Ohl rapporte qu’il peut déjà lire le journal et recopier certains ouvrages[10]. Chose certaine, Louis Cyr a véritablement combattu, une bonne partie de sa vie, son « ignorance », qu’il répudiait. Le scénariste Sylvain Guy a simplement choisi d’utiliser et d’extrapoler cet élément dramatique de la vie de l’homme fort (qui culmine dans le rapport conflictuel entre Louis Cyr et sa fille) pour en faire la nécessaire trame narrative du film qui, ceci dit, est très efficace au plan émotionnel. Du reste, quelques inexactitudes ici et là.

À aucun moment il n’est fait mention d’un premier enfant du couple, un garçon, mort en bas âge lors de la tournée avec Mac Sohmer. Pas plus que le service de Louis dans la police de Montréal, dans le quartier Sainte-Cunégonde, dès 1883 et jusqu’à la naissance de leur fille, Émiliana. On oublie également de mentionner que Louis a ouvert et administré une taverne sur la rue Notre-Dame en 1888. D’ailleurs, tout le caractère entrepreunarial de Louis Cyr est éclipsé: sa propre gestion de son entreprise de cirque, de ses tournées.

En ce qui a trait à sa famille, on laisse entendre que Louis en fut séparé pour la majorité de sa vie. Or, au moment où il quitte Lowell et revient s’établir au Québec, sa famille fait de même. Son père Pierre, loin d’être absent, l’accompagne dans ses tournées autour de la Province et assure même la gérance de ses affaires.

Quant à la fin de sa vie, le film laisse entendre qu’en 1906, Louis Cyr, malade et largement défavorisé, en l’absence de son fidèle ami et représentant Horace Barré, a dû défendre son titre contre un jeune aspirant au titre mondial, Hector Décarie, parrainé par son ancien promoteur Gustave Lambert, pour finalement s’incliner en disgrâce. Une occasion de plus de souligner les limites d’une vie consacrée à la force par opposition aux promesses plus réjouissantes d’une solide éducation que Louis Cyr impose à sa fille et malgré elle. Pourtant, l’histoire précise que Cyr aurait au contraire livré une performance impressionnante, compte tenu de sa maladie, au point de forcer un match nul avec son adversaire. Il aurait volontairement cédé sa ceinture à Hector Décarie après l’affrontement, annonçant sa retraite définitive.

Horace Barré pour sa part, certes quelque peu paresseux ou lâche, n’a toutefois pas refusé de défendre le titre de son ami. Il s’est présenté la veille du duel, devant Décarie et Cyr, et a effectué toutes les épreuves du programme, soulevant même des charges plus lourdes que prévues. Les organisateurs de l’événement ont plutôt choisi de l’ignorer.

Par souci d’économie de temps et d’images (?), on abandonne ainsi complètement ces précisions biographiques, des détails certes, mais non moins intéressants puisqu’il s’agit après tout d’un biopic, alors qu’on aurait pu tout simplement les évoquer à travers quelques dialogues. D’autant plus qu’il n’était pas nécessaire d’imposer de telles modifications à l’histoire de Louis Cyr afin de plaquer un ton (sur)dramatique. Sa vie se veut déjà plus qu’intéressante et captivante. L’apport d’un historien dans la révision du scénario aurait-il permis d’éviter ces « fautes » (ou « libertés ») somme toute légères? Je pose la question. Avec la popularité grandissante de l’histoire au cinéma et à la télévision, il est à espérer que les historien(ne)s seront de plus en plus sollicités derrière les caméras et qu’ils sauront se prêter au jeu.

Louis Cyr: l’homme le plus fort du monde demeure un excellent drame biographique et offre un portrait assez juste de notre célèbre homme fort national. Antoine Bertrand crève littéralement l’écran tant le rôle lui sied. Guillaume Cyr (Horace Barré) offre également une solide performance et ce malgré la cure minceur imposée à son personnage. À ce chapitre, Sylvain Guy aurait certainement pu lui donner plus de corps. Du côté de la femme de Louis Cyr, le scénario aurait pu intégrer quelques nuances de caractère. En effet, Mélina Comtois souffre ici d’une candeur et d’un angélisme démesurés. Au final, heureusement, l’immense talent de Rose-Maïté Erkoreka fait oublier l’étroitesse de son personnage. Mais c’est aussi là une grande force du film que la distribution.

Seul petit bémol technique: Louis Cyr paraît ne jamais vieillir tout au long du film, si ce n’est à la toute fin. Pourtant, l’histoire débute à Lowell alors qu’il n’a que 19 ans et se termine avec sa mort, à l’âge de 49 ans. Le poids des années, pour employer un mauvais jeu de mots, aurait dû paraître davantage sur le visage d’Antoine Bertrand tout au long du film.

Si le succès de Louis Cyr ne peut être attribué uniquement à la dimension historique, force est de constater que l’histoire vend bien au cinéma, même au Québec. Peut-être Louis Cyr marquera-t-il le début d’une renaissance du genre pour les années à venir? C’est à espérer!

 


[1]. Je tiens à remercier Pascal Scallon-Chouinard et Stéphanie Lanthier pour leurs commentaires et ajouts au texte.

[2]. Notamment Laurence Trépanier, «Louis Cyr, d’espoir canadien-français à espoir du cinéma québécois », Radio-Canada [en ligne], 9 juillet 2013, http://www.radio-canada.ca/nouvelles/arts_et_spectacles/2013/07/09/005-louis-cyr-critique.shtml; et André Lavoie, «Louis Cyr, l’étoffe d’un sauveur », Le Devoir [en ligne], 6 juillet 2013, http://www.ledevoir.com/culture/cinema/382207/louis-cyr-l-etoffe-d-un-sauveur.

[3]. Voir entre autres Manon Dumais, «Louis Cyr – L’homme le plus fort du monde: la fierté d’un peuple », Voir [en ligne], 11 juillet 2013, http://voir.ca/cinema/2013/07/11/louis-cyr-lhomme-le-plus-fort-du-monde-la-fierte-dun-peuple; et Claude-Henri Ramond, « [Critique] Louis Cyr: beaux poids lourds », Films du Québec [en ligne], 11 juillet 2013, http://www.filmsquebec.com/critique-film-louis-cyr.

[4]. André Duchesne, « Louis Cyr soulève les cinéphiles », La Presse [en ligne], 15 juillet 2013, http://www.lapresse.ca/cinema/cinema-quebecois/201307/15/01-4670940-louis-cyr-souleve-les-cinephiles.php.

[5]. Sylvain Guy a précédemment signé les scénarios de Monica la mitraille (2004) et Liste noire (1995).

[6]. Paul Ohl, Louis Cyr: une épopée légendaire, Montréal, Libre expression, 2005, 640 p.

[7]. Rouge Sang (2013) de Martin Doepner, entre autres, a récolté un maigre 39 300$; Roche Papier Ciseaux (2013) de Yan Lanouette Turgeon, 106 900$; L’Empire Bossé (2012) de Claude Desrosiers, 158 600$; Rebelle (2012) de Kim Nguyen, 163 100$.

[8]. On lui a également appris à forcer pour rendre son jeu plus crédible. À ce sujet, voir l’entrevue avec Hugo Girard réalisée par Pascal Scallon-Chouinard et  Mathieu St-Hilaire.

[9]. Jean-Christophe Laurence, « Louis Cyr: un authentique héros québécois », La Presse [en ligne], 29 juin 2013, http://www.lapresse.ca/cinema/cinema-quebecois/201306/29/01-4666216-louis-cyr-un-authentique-heros-quebecois.php.

[10]. Paul Ohl, « De curiosité à légende d’un peuple », HistoireEngagée [en ligne], 11 juillet 2013, http://histoireengagee.ca/de-curiosite-a-legende-dun-peuple/.

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2 réponses à Louis Cyr, ou le pari de l’histoire. Compte rendu de Louis Cyr : l’homme le plus fort du monde [film] de Daniel Roby (réal.), Gaëa Films/Christal Films Productions, 2013, 130 min.

  1. Yves Capuano dit :

    Merci pour votre excellent article sur ce film de Louis Cyr.

    Vous soulevez de nombreux points qui laissent entendre que ce film est peut-être sur-évalué étant donné la grande popularité de l’acteur principal. Nul doute qu’ Antoine Bertrand livre toute une performance dans ce film. Cependant, en plus du problème de la non transformation de l’acteur par rapport à l’âge de Cyr que vous soulevez dans votre article, le réalisateur aurait pu éviter certaines prises de vues qui trahissaient parfois la physionomie de l’acteur (proportion des biceps avec le reste de son corps par exemple). Alors que les américains auraient mis un Stallone dans un tel rôle, les québécois sauvent un acteur de son obésité !

    Au niveau du scénario maintenant la question qui me vient à l’esprit est la suivante: L’importance donnée à la fille de Louis Cyr dans le scénario était-elle justifiée à ce point? Sommes-nous tombés encore une fois dans la rectitude politique afin d’éluder l’aspect nationaliste de cette histoire ? Raconter les frustrations de la fille de Louis Cyr nous ramène encore à côté de la symbolique nationaliste au profit cette fois-ci de l’idéologie féministe. Pour quelle raison au juste ? Le féminisme est-il plus vendeur que le nationalisme? Devait-on plaire au fédéral pour avoir quelques millions de plus ?

    Je note aussi, à la lumière de votre article, que l’on « diminue » Louis Cyr dans cette histoire dans plusieurs aspects. 1) On évacue son côté entrepreneur. 2) On insiste beaucoup sur son analphabétisme sans parler de ses progrès en lecture. 3) On lui fait perdre un match alors qu’il s’agissait d’un match nul à la fin du film. 4) On diminue son rôle de représentant national des canadiens français (alors qu’on a plus tendance à souligner celui de Maurice Richard par exemple). 5) On le condamne implicitement d’avoir empêcher sa fille de faire carrière comme lui.

    Finalement, Louis Cyr était-il trop fort pour notre peuple ?

  2. « la rivalité entre les Irlandais protestants et les Canadiens français catholiques dans les quartiers ouvriers américains. »
    ce doit être une erreur. Les Irlandais étaient – et sont toujours – majoritairement catholiques. À moins qu’il ne s’agisse d’un groupe spécifique issu de la minorité irlando-protestante, mais ça m’étonnerais.

    Pour M. Yves Capuano, avant de nous avancer dans des interprétations idéologiques hasardeuses, je proposerais une interprétation un peu plus pragmatique à la place accordée à Émiliana Cyr-Auger dans le film: les producteurs et scénaristes ont été frappés par la dimension tragique de la biographie de cette dernière et envisagent de porter sa vie à l’écran dans un autre film. L’importance de ce personnage répond donc à la fois à la fois à l’attachement exprimé par les artisans du film au personnage et au besoin de familiariser le public avec celle-ci.
    http://www.lapresse.ca/cinema/cinema-quebecois/201307/06/01-4668319-lapres-louis-cyr-une-immense-tragedie.php

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