HistoireEngagée.ca

Là où le présent rencontre le passé - ISSN 2562-7716

L’internement des Ukrainiens par le Canada, 1914-1920

Affiche : Orion Keresztesi, artiste, militant
et analyste politique pour le caucus du NPD de la Nouvelle-Écosse

Texte : Kassandra Luciuk, candidate au doctorat en histoire
à l’Université de Toronto.

Traduction : Marie-Laurence Rho

Entre 1914 et 1920, le gouvernement canadien a utilisé la Loi des mesures de guerre pour interner 8579 personnes, dont 4000 Ukrainiens, qui étaient tous des migrants récemment arrivés de l’Empire austro-hongrois. Adoptée le 22 août 1914, suite au déclanchement de la Première Guerre mondiale, la Loi des mesures de guerre permettait au gouvernement de prendre des décisions relatives à la gestion de la guerre sans avoir à consulter le Parlement ou à respecter les lois existantes. Avec ses nouveaux pouvoirs, le gouvernement a arrêté, détenu, censuré et déporté des milliers de personnes identifiées comme des « étrangers ennemis ». Près de 80 000 autres ont été contraintes à s’enregistrer et à se présenter régulièrement à la police locale. Leur liberté d’expression, de circulation et d’association s’en trouvait donc restreinte. Sans compter qu’afin de prévenir des votes contre le gouvernement d’Union alors au pouvoir, quiconque arrivé après le mois de mars 1902 était privé de son droit de vote.

La Fierté a toujours été politique

Affiche : Kara Sievewright

Présentation : Gary Kinsman

Traduction : Laure Henri

Il me fait grand plaisir de vous présenter « La Fierté a toujours été politique », une magnifique affiche de Kara Sievewright qui retrace de manière saisissante nos divers mouvements à travers l’histoire. Pour ceux et celles à qui la Fierté serait moins familière, celle-ci s’est amorcée sous la forme d’une célébration des débuts révolutionnaires des mouvements de libération queer et trans qui, à la fin des années 1960, ont résisté à de nombreuses manifestations de répression policière – que ce soit en 1966, pendant les émeutes de la cafétéria de Compton à San Francisco, ou encore en juin 1969, pendant les plus célèbres émeutes de Stonewall. La police a en effet été un des vecteurs les plus importants du maintien et de l’imposition de l’hégémonie hétérosexuelle et du système binaire de genres.

Depuis, on a presque complètement oublié les mouvements à l’origine des marches pour la Fierté, ce qui s’explique notamment par la transformation des marches en parades-spectacles dans les grands centres urbains, par leur commercialisation, par la croissance de leur dépendance aux commanditaires corporatifs et gouvernementaux, ainsi que par ce que j’ai identifié comme l’émergence d’une identité queer, blanche et issue de la classe moyenne néo-libérale, généralement à l’aise de s’associer au capitalisme et au racisme. Tous ces éléments ont eu pour effet de neutraliser le caractère radical – « radical » dénotant un retour aux racines profondes du mouvement – et foncièrement politique qui était au cœur des premières célébrations de la Fierté. Pour Lisa Duggan, ce processus peut être décrit par l’usage du terme « homonormativité », tandis que Jasbir Puar utilise plutôt l’expression « homonationalisme ». En tous les cas, l’affiche de Sievewright s’emploie à combattre cette orchestration sociétale de l’oubli – fortement racialisée et marquée par des mécanismes liés aux classes sociales – en enclenchant une résistance qui découle de la remémoration des racines politiques de la Fierté.

Dans la partie inférieure de l’affiche, Sievewright a dépeint un contingent du mouvement Black Lives Matter (« Les vies noires comptent ») qui, en 2016, a interrompu la marche de la Fierté de Toronto par une manifestation assise, réclamant un meilleur financement et plus d’espace pour toutes les personnes queer noires, les personnes trans et les personnes queer racisées, ainsi que pour les Autochtones s’identifiant comme bispirituels. Les membres de la délégation considéraient également que, tant et aussi longtemps que les personnes noires, les personnes racisées et les Autochtones demeureront la cible des attaques de la police, cette institution devait être exclue de la marche. C’est là une action fort inspirante, qui nous a rappelé à tous le caractère radical du militantisme de la Fierté à ses débuts.

La partie supérieure gauche de l’affiche montre ensuite deux moments de résistances montréalaises, la première contre la répression policière qui a eu lieu lors des Olympiques de 1976 et la seconde, contre la rafle du bar Truxx, en 1977. Ces deux mouvements, qui ont envahi les rues de la ville, ont mené en décembre 1977 à l’adoption par le gouvernement provincial de mesures condamnant la discrimination basée sur l’orientation sexuelle. La résistance s’est poursuivie à Toronto, où d’importantes manifestations furent organisées en réponse aux arrestations massives qui ont suivi les descentes de bains publics de 1981; en nombres, ces arrestations furent les plus importantes depuis la loi sur les mesures de guerre de 1970. Ces manifestations ont par la suite servi de cadre, en juin 1981, aux célébrations de la Journée des Gais et des Lesbiennes qui se poursuivent encore aujourd’hui et qui rendaient alors également hommage aux émeutes de Stonewall. La marche était une célébration, certes, mais elle était aussi extrêmement politisée : nous nous sommes par exemple arrêtés devant le quartier général de la 52e Division de la police (celle qui avait orchestré les descentes dans les bains publics) pour scander « Fuck You 52! ».

La bannière « Nous sommes asiatiques, gai.e.s et fiers » fait pour sa part référence à l’intensification des mouvements d’organisation des personnes queer et trans racisées qui s’est déroulée à la fin des années 1970 et dans les années 1980. Les instigateurs et instigatrices de ces mouvements considéraient que leur communauté ne répondait pas à leurs besoins; ils étaient victimes de racisme de la part d’une communauté gaie majoritairement blanche, et devaient lutter contre l’hétérosexisme et la discrimination anti-trans de leurs propres communautés racisées. Le chapitre torontois de Black Lives Matter poursuit encore aujourd’hui cette tradition d’organisation au bénéfice de ses nombreux membres queer et trans.

On retrouve au bas de l’affiche la représentation d’une importante vague de militantisme liée au VIH/sida et coordonnée par l’organisme AIDS ACTION NOW! et par divers groupes associés à l’association militante ACT UP à la fin des années 1980 et dans les années 1990. Pour les gens atteints du VIH/sida, le silence menait littéralement à la mort, tandis que l’action directe signifiait la vie. L’image dépeint les arrestations policières qui ont eu lieu pendant l’événement Sex Garage (une fête queer se déroulant dans un entrepôt) en 1990 et qui ont servi de catalyseur aux mouvements queer à Montréal.

Finalement, l’affiche dépeint aussi le mouvement Queers contre l’apartheid israélien (Queers Against Israeli Apartheid ou QuAIA) à la marche de la Fierté de Toronto. QuAIA s’inspire de l’esprit antiapartheid des mouvements qui se sont opposés aux politiques de séparation et de subordination de l’ancien gouvernement raciste de l’Afrique du Sud, mais en s’opposant maintenant aux politiques similaires mises en place par l’état israélien contre les Palestinien.ne.s. En réponse à ces dénonciations du soutien officiel du Canada envers Israël et de ses politiques de
« pinkwashing », le groupe QuAIA fut expulsé de la marche de la Fierté et dû aussi faire face à des critiques de la part de forces homonationalistes oeuvrant à même la Fierté et de la part de politicien.ne.s de la ville de Toronto.

Tel que mentionné en début de texte, il est tout à fait approprié que le puissant mouvement de contestation orchestré par Black Lives Matter en 2016 soit placé en conclusion de cette affiche (du moins, lorsqu’elle est lue de haut en bas). Les illustrations de Sievewright nous encouragent à garder vivants nos récits tout en donnant espoir que dans un futur rapproché tous les mouvements queer et trans seront de véritables vecteurs de transformation sociale et de libération.

Biographies

Gary Kinsman est un militant anti-pauvreté et anti-capitaliste qui prône la libération queer et qui vit et milite en territoire autochtone. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages et articles portant sur les règlementations liées aux genres et à la sexualité et est professeur émérite au Département de sociologie de l’Université Laurentienne à Sudbury.

Kara Sievewright est une artiste, une écrivaine et une designer ayant publié des bandes dessinées dans de nombreux magazines et anthologies. Elle est membre du collectif Graphic History depuis 2015 et travaille actuellement sur un roman graphique. Elle réside à Daajing giids (Haïda Gwaïi), sur les terres Haïdas. Ses œuvres peuvent être consultées à l’adresse suivante : www.makerofnets.ca.

Pour en savoir plus

Gentile, Patrizia, Gary Kinsman, and L. Pauline Rankin, eds. We Still Demand! Redefining Resistance in Sex and Gender Struggles. Vancouver: UBC Press, 2017.

Kinsman, Gary. The Regulation of Desire: Homo and Hetero Sexualities. Montréal: Black Rose, 1996.

Kinsman, Gary, and Patrizia Gentile. The Canadian War on Queers: National Security as Sexual Regulation. Vancouver: UBC Press, 2010.

McCaskell, Tim. Queer Progress: From Homophobia to Homonationalism. Toronto: Between the Lines, 2016.

Warner, Tom. Never Going Back: A History of Queer Activism in Canada. Toronto: University of Toronto Press, 2002.

La philosophie au banc des accusés

Par Mario Ionut Marosan, doctorant en philosophie politique, Faculté de philosophie de l’Université Laval et Institut d’études religieuses de l’Université de Montréal

L’Académie de Platon (ou Platon conversant avec ses disciples) est une mosaïque romaine du Ier siècle conservée au musée archéologique national de Naples.

« Un peuple n’a pas d’idée pour laquelle il n’ait un mot : l’intuition la plus vive reste un sentiment obscur jusqu’à ce que l’âme trouve une caractéristique et, au moyen du mot, l’incorpore à la mémoire, au souvenir, à l’intelligence, et […] à la tradition : une raison pure sans langage sur terre est une utopie. »

(Johann Gottfried Herder, Idées pour la philosophie de l’histoire de l’humanité, Paris, Aubier, 1962, p. 149 et p. 151)

Introduction : le grand divorce entre les sciences et les humanités

Le procès des humanités, plus généralement, et de la philosophie, plus précisément, a pris aujourd’hui beaucoup d’ampleur. Lorsque Frédéric Tremblay, résident en médecine familiale, accuse violemment les sciences qu’il qualifie demolles « du fait que, même si on trouve éventuellement un vaccin contre le coronavirus, certains ne voudront pas le recevoir », de ne pas avoir suffisamment « contribué à la progression de l’humanité », de « s’être trop facilement acceptées comme sciences molles au lieu de chercher à se durcir », « d’être responsables du fait que les conspirationnismes de tout crin tiennent actuellement le haut du pavé », « du fait qu’il n’y ait plus de vérité », et « d’une partie des morts que fera la COVID-19 »[1], il n’est pas exagéré de soupçonner que certaines des opinions que ce scientifique exprime haut et fort sont partagées par un nombre non négligeable d’individus dans nos sociétés. Aussi, cela semble annoncer une offensive plus profonde et violente, du moins pour tous ceux qui ont des yeux pour le voir. Ce rapport de plus en plus tendu que les sciences de la nature entretiennent avec les humanités et la philosophie ouvre sur une époque du plus grand danger.

Or, si le grand divorce entre les sciences et les humanités – suivant la formule employée par Isaïah Berlin (1909-1997) – n’est pas une nouveauté, c’est parce qu’il se préparait déjà depuis quelques temps. Aux yeux de Berlin, c’est précisément le contraste entre les idées de Voltaire (1694-1778), figure centrale de la philosophie des Lumières, et celles du philosophe napolitain Giambattista Vico (1668-1744), profondément anti-voltairiennes, qui peut servir à jeter un éclairage sur l’opposition radicale de deux attitudes aboutissant à une rupture définitive entre sciences de la nature et humanités, entre Naturwissenschaften et Geisteswissenschaften.

Des lectures marquantes. Introspection d’une historienne en confinement. Automne 2020

Par Karine Hébert, Professeur, UQAR

Au printemps dernier, en prévision d’une nouvelle rubrique que nous lancerons plus tard cette semaine, Pascal Scallon-Chouinard avait « mis au défi » Karine Hébert, professeure à l’Université du Québec à Rimouski (UQAR), de dresser une liste des ouvrages qui ont marqué son parcours, ses intérêts et sa personnalité à titre d’historienne :

« Karine Hébert a grandement marqué mes études au baccalauréat en histoire, à l’UQAR. Elle affichait toujours un désir sincère de connaitre les intérêts et les motivations des gens à qui elle enseignait, offrant un encadrement et des ressources pour les aider à trouver leur voie/voix; pour les aider à cheminer. Ses conseils et son écoute ont été d’une grande importance pour moi, m’amenant à considérer autrement les études : au-delà de la formation, celles-ci pouvaient conduire à une foule d’expériences, de défis et d’occasions connexes. C’est en partie grâce à elle et à la dose de confiance qu’elle a su m’insuffler que j’ai poursuivi mon parcours à la maitrise et au doctorat. En outre, ses travaux et son livre Impatient d’être soi-même ont été pour moi une grande source d’inspiration, dans le cadre de mes recherches (sur l’éducation et la parole étudiante) d’abord, mais aussi en ce qui a trait à mon désir d’engagement. J’ai éprouvé beaucoup de fierté en relisant le petit mot qu’elle m’avait écrit, en 2008, en signant mon exemplaire de son livre. Elle y mentionnait qu’à ses yeux, j’incarnais “les étudiants de papier” qui l’avaient accompagnée et qu’elle avait appris à connaitre durant son doctorat.

Je lui ai lancé le défi de cette liste de lecture, car c’est une personne et une chercheuse pour qui j’ai un grand respect, et qui a été une source d’inspiration importante pour l’historien, le citoyen et la personne que je suis devenu. »

Nous la remercions chaleureusement de s’être prêtée au jeu.


Le 30 avril dernier, alors que le Québec était bel et bien « sur pause », un de mes anciens étudiants[1] (j’assume le possessif) m’offre de faire une véritable introspection et d’écrire sur les ouvrages qui m’ont marquée comme historienne. Difficile de résister : consacrer du temps à revisiter des romans, monographies et essais qui ont contribué à faire qui je suis s’inscrivait dans une démarche tout à fait conforme avec l’esprit du moment. J’ai volontairement amalgamé « historienne » et « qui je suis » dans les phrases qui précèdent. Les deux sont indissociables, et les lectures qui ont structuré mon parcours m’ont à la fois sensibilisée à des réalités qui dépassaient la mienne, et offert des clés – quelques-unes en tout cas – pour les comprendre.

Adolescente, la littérature m’interpellait autant que l’histoire. L’une comme l’autre me permettait de plonger dans l’altérité, de sortir de moi-même, à une période de la vie où la construction de l’ego prend une place certaine… J’ai eu la chance immense de rencontrer une toute jeune enseignante de français généreuse et allumée. Alors que j’amorçais ma dernière année du secondaire, elle a convaincu la direction de notre école de donner la chance aux élèves qui le souhaitaient la possibilité de suivre un cours de littérature contemporaine. Avec elle comme guide pour structurer cette immersion littéraire, j’ai pu entrer dans l’univers de Kazantzákis, Gary, Vian, Tremblay[2]. Mais surtout, j’ai rencontré des autrices. Pour la jeune fille relativement privilégiée que j’étais, la confrontation avec le Montréal de la Deuxième Guerre mondiale dépeint par Gabrielle Roy a résonné avec fracas. En écrivant ces lignes, je relis avec un plaisir renouvelé mon exemplaire de Bonheur d’occasion annoté à cette époque ainsi que la belle biographie rédigée par François Ricard[3].

Ce roman se déroule dans des lieux que je connaissais vaguement, dans une ville que je fréquentais régulièrement, mais dans un quartier que je n’avais jamais arpenté, à l’époque durant laquelle mes grands-mères avaient vécu leur jeunesse avant moi. Malgré cette proximité de temps et d’espace, je sentais un fossé, un gouffre, que je voulais comprendre, à défaut de pouvoir espérer le franchir complètement. Florentine incarnait ce sombre horizon des jeunes filles d’une époque où le travail n’offrait pas aux femmes – à la grande majorité d’entre elles – la réelle possibilité de vivre et de s’émanciper. Le mariage devenait alors pour certaines une bouée de sauvetage, peu importe l’équipage qui les ramenait à bord. Fiction, certes, mais réaliste, Bonheur d’occasion a contribué à graver en moi ce souci de tenir compte des contraintes, des inégalités, mais aussi d’être attentive aux chemins de traverse, aux manières détournées, souvent tues, de contourner les codes. Aujourd’hui, le concept d’agentivité vient dessiner les contours théoriques de cette façon d’envisager les acteurs et actrices du passé, qu’ils soient réel.le.s ou issu.e.s de l’imagination d’une autrice particulièrement sensible à la réalité de son temps.

L’équipe d’HistoireEngagee.ca s’agrandit: trois nouvelles personnes rejoignent le comité éditorial

La revue HistoireEngagee.ca a le plaisir de vous annoncer l’arrivée de trois nouvelles personnes qui vont renforcer son comité éditorial. Nous leur souhaitons la bienvenue en vous invitant à découvrir ci-après leurs profils.

Jonathan Lainey

Historien huron-wendat, Jonathan est actuellement Conservateur, Cultures autochtones, au Musée McCord. Ses expériences professionnelles précédentes l’ont amené à travailler au Conseil de la Nation huronne-wendat, à Parcs Canada, à Bibliothèque et Archives Canada, et au Musée canadien de l’histoire. Après des études en anthropologie et en études autochtones à l’Université Laval, il complète un mémoire de maitrise en histoire, lequel a été publié en 2004 sous le titre La « monnaie des Sauvages ». Les colliers de wampum d’hier à aujourd’hui (Septentrion). Ses publications et communications scientifiques portent principalement sur l’histoire et la culture huronnes-wendat, sur les wampums, de même que sur le patrimoine documentaire et la culture matérielle autochtones.

Mathilde Michaud

Mathilde est candidate au Doctorat en Histoire à l’Université de Glasgow et titulaire d’une maîtrise en Gender History. Iel s’intéresse à la construction des identités de genre ainsi qu’à la déconstruction des discours hétéropatriarcaux dans le monde Atlantique Nord. Sa thèse porte sur le discours de l’Église Catholique au Québec sur la féminité, sa dissémination, et le rôle que les scripts de genre catholique ont joué dans la construction de l’identité nationale canadienne-française, puis québécoise. Ses travaux l’ont aussi porté à étudier le rôle des traducteurs dans le développement et le maintien des inégalités de genre dans la Bible. Affiliée au Centre for Gender History, à Glasgow, iel est co-coordonnatrice du podcast Living Gender History, visant à vulgariser les recherches en histoire du genre et à tisser des liens entre académicien.ne.s et practicien.ne.s des études de genre.

Gustavo Salinas

Crédit photo : Éloïse Joubert

Gustavo est candidat à la maîtrise en histoire en option recherche à l’Université de Montréal. Son mémoire présentement en écriture porte sur les écrits et la perception changeante de la race et de la formation des catégories ethniques contemporaines au Pérou des années 1930 sous le gouvernement de Luis Sánchez Cerro, premier président d’origine autochtone. Ses intérêts portent sur l’indigénisme et les divers mouvements culturels, intellectuels et politiques en Amérique latine dans la première moitié du XXe siècle. Il porte aussi attention aux représentations artistiques des groupes marginalisés de cette période, notamment par la photographie et la chanson populaire. Il a collaboré au sein du Réseau d’Études Latino-américaines de Montréal (RÉLAM) à titre de coordinateur des réseaux sociaux.

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