Martin Pâquet
Professeur titulaire
Université Laval
Le verbe « apprécier » renvoie à deux significations qui tombe sous le sens commun, soit, d’une part, celui de juger bon, d’aimer, puis, d’autre part, celui d’estimer le prix, la valeur d’une chose, d’une idée, d’un phénomène. Le verbe « apprécier » découle donc du jugement que l’on pose : un jugement qui peut être subjectif – qui se fonde sur nos valeurs, nos représentations du monde et de soi, nos croyances -, un jugement qui peut aussi se vouloir objectif, c’est-à-dire fondé au préalable sur la prise en compte de variables empiriques comme critères d’évaluation d’un objet afin d’en estimer l’importance et la portée.
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Gilles Dostaler
Au congrès de l’IHAF, en octobre dernier, Martin Pâquet, Martin Petitclerc et Robert Sweeny ont tenu une table ronde, sous la présidence de Pierre Lanthier, en hommage à l’historien de la pensée économique Gilles Dostaler. HistoireEngagée est heureux d’annoncer la publication la semaine prochaine des textes de présentation de Martin Pâquet et Martin Petitclerc, ainsi qu’une bibliographie complète de l’œuvre de ce spécialiste des sciences économiques. Nous terminerons la semaine avec la publication de la baladodiffusion de cette table ronde portant sur les rapports entre les disciplines de l’histoire et de l’économie organisée.
Martin Petitclerc, professeur, département d’histoire (UQÀM)
Les opinions exprimées dans le présent texte n’engagent que leur auteur.
Il est rare – et je suis de ceux qui le regrettent — que les débats entre historiens aient une résonance dans l’espace public. C’est pourquoi je profite de l’occasion pour intervenir dans un débat, soulevé dans l’espace public par le rapport d’Éric Bédard et de la Coalition pour l’histoire, sur l’importance du savoir historique universitaire pour la définition de notre communauté politique.
J’aimerais insister sur la thèse, avancée par Bédard et d’autres par la suite, affirmant qu’une réflexion sur notre communauté politique serait la chasse gardée d’une histoire politique plus ou moins réduite à l’étude des « personnes et des événements importants ». C’est cette thèse qui, me semble-t-il, est le cœur du problème, en alimentant les débats depuis quelques jours. Pour bien comprendre ce problème, il faut toutefois revenir à la nature même du rapport en question.
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Marc-André Robert
Candidat au doctorat en histoire à l’Université Laval
robert.marcandre@gmail.com
Les opinions exprimées dans le présent texte n’engagent que leur auteur.
Dans une lettre parue dans les pages du quotidien Le Devoir le 19 octobre dernier, le professeur, auteur et critique de cinéma Paul Warren déplore l’omniprésence de la «parlure joualée et sans avenir» des Québécois dans leur cinéma. Véritable « cul-de-sac » selon lui, ce mauvais français, projeté à l’écran, aurait pour effet non seulement de miner la reconnaissance de notre cinéma à l’extérieur du Québec, mais d’en freiner même le rayonnement en ne cherchant qu’à offrir à son public québécois « pure-laine » une courte immersion dans sa propre québécitude.
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