Là où le présent rencontre le passé - ISSN 2562-7716

Étiquette : Alcool

Privatisation de la Société des alcools du Québec (SAQ) : Comment on conserve l’illusion

Par Mathieu Perron, Université du Québec à Trois-Rivières

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Les prochaines élections qui se tiendront en octobre 2018 auront – entre autres – pour enjeux la question de la privatisation de la société d’État en charge du monopole de l’importation et de la distribution des alcools, plus spécifiquement les vins et les spiritueux, la Société des Alcools du Québec (SAQ).

Les deux parties menant actuellement la course dans les sondages d’opinion, la Coalition Avenir Québec (CAQ) et le Parti Libéral du Québec (PLQ) ont annoncé, pour le premier, une privatisation complète et pour le second – après avoir rejeté l’idée en début de mandat – le lancement d’une étude sur la question[1].

Dans une déclaration au Journal de Québec publiée le 31 mai 2018, le chef de la CAQ, François Legault, a annoncé : « On veut libéraliser le marché de l’alcool au Québec. Les Québécois sont prêts à cela. On doit augmenter l’offre et avoir une concurrence nouvelle. » Et Legault ajoute : « C’est important que les Québécois puissent profiter de l’offre mondiale de vins et de spiritueux[2]. » Carlos J. Leitão, grand économiste, y est allé d’une rationalisation de vocabulaire en ne disant pas autrement.

Devant cette sempiternelle question de la privatisation de la SAQ, je demeure toujours perplexe de n’entendre aucun parti exiger une dévolution de l’accise ou du tarif sur les alcools – c’est-à-dire c’est ce que l’on appelait il n’y a pas si longtemps, dans un style quelque peu passé de mode, un rapatriement de compétence. Plus encore, pourquoi aucun leader bien-pensant ne déchire sa chemise et ne demande le transfert automatique des recettes collectées par le fédéral de cette taxation aux provinces au nom de la morale publique ? Pourtant, c’est exactement ce type d’arrangement qu’a promis par le gouvernement Trudeau dans le cadre de la légalisation du cannabis[3].

L’idée première derrière l’établissement de la SAQ, monopole étatique d’importation et de distribution, sous-tendait la mise en pratique de la tempérance. Le résultat principal – celui qui persiste aujourd’hui et a toujours un impact majeur – fut plutôt la consolidation de la base fiscale du Québec. Le système fait école et à partir des années 1940, d’autres provinces et États américains émuleront une version ou l’autre du Quebec System. Aujourd’hui, la SAQ verse annuellement plus d’un milliard de dollars aux caisses de l’État. Pourtant, tous ces faits bien carrés semblent se dissoudre dans un cocktail composé d’un soupçon d’enthousiasme foodie, d’une touche de romantique croisade contre la morale prohibitive ainsi que d’une bonne rasade d’amnésie néolibérale…

Ce texte entend expliciter quelques éléments historiques permettant de bien saisir la profondeur des enjeux autour de la sempiternelle question de la privatisation de la SAQ.

La brasserie de Joseph Knight Boswell, 1843-1887*

Luc Nicole-Labrie

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Source: «Le premier conseil d’administration de la National Breweries Limited, élu en 1909», consultation en ligne, 24 août 2010. On peut remarquer Vesey Boswell, première ligne, quatrième à partir de la gauche et C.E.A. Boswell, deuxième ligne, premier à gauche, probablement vers 1909. Ils peuvent donner une idée du visage que leur père pouvait avoir.

Le premier «Festibière» de Québec s’est terminé sur une note positive avec plus de 65 000 visiteurs. Pour une première édition, on peut au moins parler de succès de foule. Ainsi, arrive un deuxième message sur l’histoire de la bière et des brasseurs à Québec en mettant de l’avant la famille brassicole la plus prospère de l’histoire de la Vieille Capitale, les Boswell. Pour le deuxième message de la série sur la bière à Québec, nous découvrirons la naissance et l’évolution de la brasserie Boswell de Québec à travers son fondateur, Joseph Knight Boswell.

La brasserie de Jean Talon, 1670-1675*

Luc Nicole-Labrie

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Jean Talon

Source: Théophile Hamel, «Talon», Musée de la civilisation, Dépôt du séminaire de Québec, No. 1993-16425, consultation en ligne, 16 août 2010.

Cette semaine à Québec s’ouvrira la première édition du Festibière de Québec à l’Espace 400e.  Ce festival se tiendra du jeudi 19 au dimanche 22 août 2010. Ce premier festival de la bière dans la Vieille Capitale est une occasion de découvrir quelques brasseurs et brasseries d’ici et d’ailleurs, d’assister à quelques conférences sur la bière et même de découvrir l’histoire de la bière à Québec à travers un circuit historique. Voici un premier texte à propos de l’histoire de la bière à Québec et surtout à propos de son origine: la brasserie de Jean Talon. Vous avez bien lu; d’autres textes sur l’histoire de la bière dans la ville de Québec sont à suivre.

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