Là où le présent rencontre le passé - ISSN 2562-7716

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Un génocide canadien ? Le débat historiographique et l’enseignement de l’histoire*

Kamloops Residential School, c. 1930s. BC Archives, B-01592.

Lisa Chilton, professeure au département d’histoire de l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard

Depuis 2003, j’enseigne chaque année au moins un des cours d’histoire canadienne donnés à l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard. L’histoire du Canada avant et après la Confédération est un cours obligatoire pour les étudiant.e.s en histoire de l’UPEI. Ces cours attirent également un grand nombre d’étudiant.e.s à la recherche de cours optionnels. Au cours des deux dernières décennies, cet enseignement m’a donné d’innombrables occasions de tenter de donner un sens au passé afin de partager cette compréhension avec les étudiant.e.s, éclairant et nourrissant leurs propres questionnements. Alors que nous naviguons dans un climat sociopolitique polarisé qui classe les différents points de vue dans des « camps » opposés, y a-t-il quelque chose de plus précieux à partager aux étudiant.e.s qu’une pensée critique rigoureuse ?

De la réconciliation à l’appropriation : retour sur un dérapage annoncé

Jean-Philippe Uzel, professeur au Département d’histoire de l’art de l’UQAM, membre du GRIAAC / CIÉRA-MTL

Résumé: Les cas d’appropriation culturelle dans les arts véhiculent une représentation tronquée et fallacieuse des cultures autochtones qui perpétuent in fine leur invisibilité. Le processus de réconciliation dans les arts, entamé par les institutions et les organismes artistiques canadiens à partir de 2015, avait pour objectif de permettre une meilleure compréhension des réalités autochtones et donc de réduire leurs représentations réductrices par les artistes allochtones. Or, c’est exactement l’inverse qui s’est produit. La réconciliation a créé un contexte qui a abouti à la multiplication des cas d’appropriation culturelle, dont plusieurs ont fait la une des manchettes. Cet article analyse ce dérapage annoncé en attribuant les ratés de la réconciliation dans les arts à deux causes principales : la précipitation avec laquelle elle a été mise en place, motivée par la volonté de « tourner la page » au plus vite, et le fait que le processus ait mis exclusivement l’accent sur la souffrance des victimes, offrant une rédemption à bon compte aux responsables de cette souffrance.

En octobre 2002, dans un texte intitulé « Presence and Absence: Indian Art in the 90s[1] », le commissaire et théoricien kanien’kehá:ka (mohawk) Ryan Rice proposait un bilan des avancées des arts visuels autochtones aussi bien sur les scènes québécoise et canadienne que sur la scène internationale. Il notait qu’un véritable progrès avait eu lieu au cours des dernières décennies dans la reconnaissance des pratiques autochtones contemporaines au sein du monde de l’art, mais déplorait l’absence d’œuvres dans les grandes collections muséales. En reprenant 15 ans plus tard son texte dans une version « redux[2] », son bilan avait évolué. Il se réjouissait, cette fois-ci, de la percée des artistes dans les grandes collections et dans les expositions, mais regrettait que l’art autochtone reste encore en marge de l’écriture de l’histoire de l’art occidentale. Cet exemple nous montre que la dialectique présence/absence dans le monde de l’art est complexe, et que l’on ne passe jamais d’une absence complète à une présence totale, le chemin se fait par petits pas.

Il est utile de rappeler ceci en commençant notre propos, car il n’est pas rare d’entendre dire aujourd’hui que les artistes autochtones ont depuis quelques années pris toute la place qui leur revient, et que leur présence dans les musées, galeries d’art et centres d’artistes est maintenant un processus achevé. Ces derniers seraient passés en un temps record d’une invisibilité quasi complète à une hypervisibilité. Mais était-on sûr que le brusque passage de l’obscurité à la lumière ne crée pas des points aveugles sur la rétine des regardeurs ? Il est en effet facile de montrer que les critiques d’art allochtones qui s’extasient devant le « triomphe » de l’art autochtone ne voient pas les absences persistantes de ce dernier. C’est le cas de la critique du Globe and Mail[3] qui rendait compte en termes dithyrambiques de l’exposition Sakahàn qui réunissait en 2013 au Musée des beaux-arts du Canada 82 artistes autochtones de toute la planète, dont 26 du Canada, mais oubliait de souligner qu’une seule, l’artiste d’ascendance anichinabée Nadia Myre, était issue du Québec, situé pourtant à quelques encablures du musée. A l’inverse, il arrive encore fréquemment que les commentateurs passent à côté des événements les plus marquants de la création autochtone, à l’instar du critique de La Presse[4] qui, à la fin de l’année 2017, se réjouissait que l’art autochtone s’affiche dans sept expositions dans la seule ville de Montréal, mais oubliait de mentionner l’événement le plus audacieux de l’année. La carte blanche que la galerie SBC avait donnée à la Wood Land School en lui offrant la liberté d’organiser entièrement la programmation 2017 de la galerie[5].  

Le sujet de cet article, les cas d’appropriation culturelle dans le contexte de la politique canadienne de réconciliation dans les arts, porte également sur ces faux-semblants qui brouillent la dialectique présence/absence en donnant l’impression qu’une chose est présente alors qu’elle est en fait absente, remplacée par son simulacre. Pour déconstruire cette illusion, il faut tout d’abord rappeler que l’appropriation culturelle ne renvoie pas, comme on le croit souvent, à un échange égalitaire entre deux cultures, mais bien à un emprunt réducteur et dégradant d’une culture dominée par une culture dominante. Il existe différents degrés d’appropriation culturelle, du plus fragrant (un défilé de lingerie féminine dans lequel les mannequins portent des coiffes sacrées des Sioux Lakotas) au plus insidieux (lorsqu’un metteur en scène consulte pour son spectacle des Autochtones pour les ignorer dans la version finale de son œuvre). L’important est de bien comprendre que les œuvres qui se livrent à l’appropriation culturelle perpétuent dans tous les cas l’invisibilité des peuples autochtones, sous l’apparence d’une fausse visibilité.

L’affaire Sir George Williams dans la presse étudiante universitaire*

Par Marie-Laurence Rho, UQAM

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Lendemain d’émeute, février 1969. Source : Archives de l’Université Concordia.

À l’hiver 1969, des étudiants antillais de passage à Montréal dans le cadre de leurs études ont occupé, avec leurs alliés blancs, le centre informatique de l’Université Sir George Williams à Montréal. Cette occupation a été orchestrée afin de protester contre des manifestations de racisme s’étant produites au sein même de l’université. Le présent article propose de questionner la façon dont a été reçue cette mobilisation anti-raciste par les étudiants universitaires des campus de la métropole dans le contexte des «années 68» où le militantisme étudiant est exacerbé, non seulement au Québec, mais à l’échelle globale également.

Mots clés : Montréal; les «années 1968»; militantisme; militantisme noir; Black Power; presse étudiante; mouvement étudiant; université

Les «années 68», période d’activisme politique ayant touché les campus universitaires de plusieurs villes du monde entre 1967 et 1969, incarnent un mouvement global dont les expressions locales s’inscrivent dans des contextes nationaux singuliers. Cet article vise justement à étudier l’un des épisodes du militantisme propre au mouvement soixante-huitard montréalais: l’affaire Sir George Williams. Nous tâcherons de montrer comment ce mouvement d’activisme s’inscrit dans le contexte militant québécois et montréalais des années soixante et comment son étude permet de complexifier le portrait du militantisme des «années 68» à Montréal.

Soulignons d’abord que les rares travaux en histoire qui se sont intéressés au phénomène des «années 1968» à Montréal intègrent, sans grande surprise, la dimension du militantisme pour les droits linguistiques[1]. Effectivement, dans le contexte montréalais des années 1960, un discours engagé, largement axé sur les droits linguistiques de la majorité francophone, se consolide. Avec l’émergence des mouvements sociaux de la décennie et l’affirmation d’un néo-nationalisme à l’échelle du Québec, la protection de la langue française mobilise plus que jamais une quantité significative de militants. À cet effet, selon Marc V. Levine, ce sont les institutions scolaires qui, dans le contexte montréalais de la fin des années soixante, deviennent la pierre angulaire du mouvement pour les droits linguistiques. En ce qui concerne les écoles primaires et secondaires, le libre choix des parents à envoyer leurs enfants à l’école en français ou en anglais commence à poser problème à la population francophone lorsque, dans la période d’après-Deuxième Guerre mondiale, l’arrivée d’un nombre croissant d’immigrants qui envoient majoritairement leurs enfants à l’école anglophone laisse présager la mise en minorité des francophones à Montréal[2]. À cet effet, pensons ici à l’épisode de la crise linguistique de Saint-Léonard, qui a mené à un affrontement autour de la question de la langue d’enseignement dans les écoles primaires de Saint-Léonard entre les parents francophones et les parents d’origine italienne de cette municipalité de l’île de Montréal. D’un autre côté, dans le cas des universités de la métropole ; le déséquilibre entre le nombre d’institutions anglophones (Sir George Williams et McGill) et francophone (Université de Montréal) pose la question de l’égalité des chances d’accès aux études supérieurs pour les francophones qui réclament la création d’une seconde université de langue française. C’est justement dans ce contexte que l’opération McGill français a mobilisé différents groupes d’étudiants et de travailleurs sur le campus de l’Université McGill, à l’hiver 1969, pour réclamer la conversion de cette institution anglophone et bourgeoise en une université populaire de langue française. Dans une moindre mesure, le mouvement d’occupation des cégeps de la région métropolitaine d’octobre 1968, bien qu’ayant été porteur de revendications allant au-delà du facteur linguistique, était lui aussi ancré dans une rhétorique nationaliste et anti-impérialiste assez critique des structures de pouvoir, fréquemment associées à l’élite anglo-saxonne.  Dans ce contexte, il apparaît essentiel de ne pas négliger le poids du militantisme pour les droits linguistiques à Montréal dans la consolidation du mouvement soixante-huitard, dont les action politiques sont principalement centrées autour des institutions scolaires de la métropole .

De son côté, l’affaire Sir George Williams, dont il sera question ici, s’inscrit dans le militantisme pour les droits civiques à Montréal plutôt que dans la foulée des revendications pour les droits linguistiques. Or, à notre avis, ce mouvement d’occupation peut et doit faire également partie des événements pris en compte dans le chantier historiographique du mouvement soixante-huitard montréalais. C’est en ce sens que cet article, en incluant les militants de Sir George Williams à une étude de cette période de l’histoire de la métropole, permet de faire la lumière sur des dimensions encore inexplorées par l’histoire des «années 68» à Montréal.

Atamit anite ka ishpitenitakuak shipu

Utakunikana kie ka tshitshipanitat Fanny “Aïshaa” (Ipet Muanan ka innushtat umenu)

Ute nukushu Menissa Muanan-Dupuis, ishkueu an ka ishinakuannit tshetshi nishtuapamakanit kie ka ashinet, innushkueu, ukaumau, utshimashkueu mak ka pimutatat innu-aitunnu.  Menissa, uin ka uitshiaushit ka tshitshipanitat atusseunnu eshinikatenit Idle no More ute « Uepishtikueiau-assit ». Ume akunikan ka tutuakanit, utshipanu anite peikuau e tshishkutamashut, ka ishinikatenit ‘Projet Rioux’, nete uinuat shipit Saint-Laurent, Bic ka ishinikatakanit assi, anite enukuak nipi e mamunikuiat. Ui nukutakanu eshinakuak assi anite shipu uinuat kie ne shipeku ka ishinikatet Saint-Laurent. Unashinatauakanipan ne Menissa miam ashuapamaushupan, nenua ushkat utauassima. Ui uapatiniuenannipan eshpish minuashinit kie tekuannit utipenitamunuau ishkueuat ka takunahk nipinu, ka patshitinahk inniunnu kie ka nakatuapatahk nipinu.

Nipi e nakatuapatakanit, kassinu nenu ishkueuat utatusseunuau ka mishta-ishpitenitakuannit. E ashuapamaushunanut issishuemakan shaputuepanu inniun mak ishinakuan tshetshi nakatuapatakanit, tshetshi kau itishinakanit anite shipit, ne ka mishat shipu ka tapishimikuiaku, e ukaumauiaku nuash anitshenat tshitanishinanat. Eukuan an ashit tshekuan ka nakatamakauiaku, ka inniuimakak tshekuan, ka nukuak ka tapuenanut, nipi e inniuimakak ka takuak neme ushkat ka tshitshipanit innuat e taht, ka ishinakuak tshitatusseunnu tshetshi nakatuapatamak tshetshi shaputuepanit e nashatak meshkananu nete nikan tshetshi aianishkat auenitshenat tshe taht takuannit nipinu.

Neme ka nukuak shipeku anite unashinataikanit, eukuan ua tshissitutamunikauiaku e tapitiki neni assia kie ne nipi. Anite akuashkuaikanit, ui uapatiniuenanu tan ka ishinakuak assi ka utinakanit ka pikunakanit mak ashit tan eshinakuak eshpish takuaki tshekuana, ne e uinakutakaniti nipia, ka katshitaukuht mishta-mitshet auenitshenat mak aueshishat. Ka utinakanniti utassiuaua innuat ka pikunakanniti nenua utipenitamunuaua, ne nanimissiu-ishkuteu e tutakanit, atamit ua itashkamutakaniti kutashkueua tshetshi pimikaut pimi mak e pimishkaht ishkuteu-utat, ne eshpish ui shuniatshenanut ute Kanata-assit katshitaikanu ne assi, aituna, e nishtuapamitishut auen, aimuna kie kutaka tshekuana. E nukutakanit inniun ka takuak anite atamit shipekut, anite ut innushkueu utatusseun ui nukutakannu eshi-tapishiniht ishkueuat mak nipinu kie assinu.  Mak e ui uapatiniuenanut ka ishpish manenitakaniti assia mak ne nipi tapitin anite etashiht innushkueuat e matshi-tutuakaniht.  E tshishtakanit, ne unashinataikanit ui nukuiakanu Menissa mak anitshenat ka ushkuiht ka nakatuapatahk nipia ka shaputuepaniht e natukuitaht nipinu mak ka tutahk inniunnu tshetshi shaputue takuak, shaputuepanit.

Nimishta-ashinen katshi peshauak Menissa Muanan-Dupuis. Nete Ekuanitshit utshipanu. Nitishpitenimau etenitakushit: pimutatau aitunnu, apashtau kamatau-pikutakannit, ka aiminanunit, akunikana, aiatshimuna mak tipatshimuna uetshipaniti nete Nitassinan (innuat unatau-assiuaua). Nenu ka nashatak tshekuannu mak utatusseun eshakumitshishikua e uitshi-atussemat mitshet innu-assi, innu-utshimaua, mashinaikanitshuapa mak atusseuna e tutakaniti tshetshi ait apishish ishinakuak neme ua itsheuenakannit anitshenat ushkat ka utinamuaht innua utipenitamunnua.

Ume anutshish ne assi Kanata ka tshissinuatshitat peikumitashumitannuepipuna ashu patetat-tatunnu eshpish takushiniht anitshenat ka tshimutiht assinu, nui patshitineti ume aimun tshetshi nashkumikau anitshenat ka tshishpeuatahk, ka nakatuapatahk inniunnu mak ka ishinniunnanunit kie tshetshi minuinniuniti aianishkat tshe petuteniti. Ne akunikan eukuannu ashit tshe ut tshi nashkumikau auenitshenat nikan ka taht eshamitshishikua ka mashikak nenua atusseuna eka ka minuaniti mak ka tutahk tshetshi mishkutshipaniti aituna kie tshe uitshikuht e nakatuapakahk inniunnu nete nikan, aianishkat innuat, nishuasht-tatuau nete nikan tshe takushiniht aianishkat auenitshenat.

Biographie

Fanny “Aïshaa” ka matau-pikutasht an, e peikussit ka tshishkutamatishut, ka peshaitshet anite ashtamitat kie ka mishta-minuatak etatusset. Kassinu anite eshi-pikutat ui tutamu tshetshi tshikanakuannit kie tshishkutamatishunanunit mitshet eshinniunanunnit, tshissenitamuna, atusseuna mak tan tshe itatussenanut tshetshi nikan ashtakanit inniun, kuishku ishinakutakanit innu utatusseun mak tshetshi ishpitenitakanit eshinakuak assi.

Aimun : Ume peshaikan utshipannu anite utakunikana Menissa ka tutat MADOC.

Les lectures suggérées

The Kino-nda-niimi Collective, eds. The Winter We Danced: Voices from the Past, the Future, and the Idle No More Movement. Winnipeg, MB: ARP Books, 2014.

LaDuke, Winona. The Winona LaDuke Chronicles: Stories from the Front Lines in the Battle for Environmental Justice. Black Point, NS: Fernwood Publishing, 2017.

Lambert, Vincent, and Isabelle Miron, eds. J’écris fleuve. Montréal: Leméac, 2015.

Manuel, Arthur, and Grand Chief Ronald M. Derrickson. Unsettling Canada: A National Wake-Up Call. Toronto: Between the Lines, 2015.

Nametau Innu. “Territory : Nitassian.” Nametau Innu. http://www.nametauinnu.ca/fr/culture/territoire.

Pour plus de suggestions de lectures, voyez le site du Graphic History Collective.

 

Ce qu’il faut savoir au sujet des communautés francophones du Canada…

Par Rebecca Lazarenko, York University

En octobre 2018, Denise Bombardier était invitée à l’émission, Tout le monde en parle, pour promouvoir son livre. Lors d’un échange avec Jean Chrétien, elle a déclaré qu’« à travers le Canada, toutes les communautés francophones ont à peu près disparu[1]. » Selon elle, s’il y a encore quelques communautés francophones en Ontario  et au Manitoba, et chez les Métis, « on ne parle plus le français là ». Sincèrement blessés par ces paroles, indignés et sous le choc, les francophones du reste du Canada ont réagi fortement. Cette entrevue a donc inspiré le documentaire, Denise au pays des Francos, et une tournée au Nouveau-Brunswick, en Ontario et au Manitoba en 2019. Lors d’une seconde entrevue à Tout le monde en parle en octobre 2019, elle a révélé qu’elle n’avait pas changé d’avis et a fait plusieurs commentaires dénigrants sur les francophones du Canada[2].

En écoutant les propos de Bombardier, on peut se demander si elle a bien compris les communautés francophones du Canada ou l’esprit de leurs membres. Étant membre de la communauté francophone de l’Alberta, je peux confirmer que ceci nous dérange parce que nous voulons que nos identités soient comprises et acceptées, mais cela ne peut pas être accompli si les individus qui parlent de nous ne nous comprennent pas et s’ils n’ont aucune intention d’essayer de nous comprendre.

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