Là où le présent rencontre le passé - ISSN 2562-7716

Étiquette : Histoire environnementale

La Révolte de Rivière-au-Renard : quand le pêcheur ne veut plus être le poisson

Véronique Dupuis, Géographe et collaboratrice pour HistoireEngagee.ca

Version PDF
Anse de pêche de Petite-Rivière-au-Renard. Source : Musée de la Gaspésie, Collection Marcel Lamoureux.

Anse de pêche de Petite-Rivière-au-Renard. Source : Musée de la Gaspésie, Collection Marcel Lamoureux.

Rivière-au-Renard, septembre 1909. Le soleil se lève sur ce village gaspésien bâti à coups de lignes, de rames et de barges. Un matin tranquille aux effluves salins, le premier depuis quelques jours. Ici, les pêcheurs réclament un juste prix pour leur morue et la fin de leur endettement perpétuel. Partout en Gaspésie, la pêche est menée par des compagnies étrangères avec en tête la Charles Robin, Collas and Co. Depuis plusieurs jours, la Révolte des pêcheurs est bel et bien entamée, après 200 ans d’exploitation aux bénéfices essentiellement jersiais. Une centaine d’années plus tard, qu’en est-il de la situation des pêcheurs professionnels ? Retour sur une vague de fond d’une Gaspésie insoumise qui jeta les bases des coopératives et associations de pêcheurs du Québec maritime.

Le Saint-Laurent : petite chronique d’une grande histoire entre un fleuve et ses pilotes

Véronique Dupuis, Géographe, chargée de projets et collaboratrice pour HistoireEngagee.ca

Version PDF
Crédit : Etienne Valois (Flickr).

Crédit : Etienne Valois (Flickr).

De tous les cours d’eau sillonnant la planète, le « fleuve aux grandes eaux » fait partie de ceux qui donnent bien des maux de tête aux marins. Les vieux loups de mer le savent indomptable; les jeunes capitaines le redoutent dès Anticosti. Comme quoi le Saint-Laurent a la très juste réputation d’être un des fleuves les plus difficiles à naviguer au monde. De Samuel de Champlain jusqu’aux actuels pilotes du Saint-Laurent, en passant par Louis Jolliet et Joseph-Elzéar Bernier, tous s’accordent pour dire que si la navigation sur le Saint-Laurent peut parfois être longue, elle n’est jamais tranquille. Avec les milliers de navires aux cargaisons diverses qui empruntent chaque année cette artère commerciale qui pénètre au cœur de l’Amérique du Nord, sans parler des pétroliers qui transitent de plus en plus sur la voie maritime, qu’en est-il des risques encourus? Portrait d’un fleuve capricieux, mais fragile, et de ses indispensables pilotes.

Une navigation lestée de risques

Le chenal laurentien est un axe de développement incontournable en Amérique du Nord par lequel arrive quotidiennement un important flot de marchandises. Si sa beauté et sa grandeur émerveillent, les dangers que le Saint-Laurent réserve aux navigateurs sont multiples et gare à celui qui joue les cartes de l’imprudence et de la hardiesse. Sur ses flots, bien des situations peuvent survenir auxquelles les marins doivent s’adapter rapidement, à défaut de quoi les pires scénarios peuvent se produire.

L’énergie, un enjeu politique et citoyen*

Stéphane Savard, historien à l’Université Concordia

Martin Pâquet, professeur au département d’histoire de l’Université Laval

Version PDF
Des dizaines de personnes manifestaient contre l’éclosion de la filière des gaz de schiste, en octobre dernier, en marge des consultations du Bureau d’audiences publiques en environnement (BAPE) sur le développement durable de cette industrie au Québec.<br />

Photo : Annik MH De Carufel – Le Devoir. Des dizaines de personnes manifestaient contre l’éclosion de la filière des gaz de schiste, en octobre dernier, en marge des consultations du Bureau d’audiences publiques en environnement (BAPE) sur le développement durable de cette industrie au Québec.

Projets d’exploitation pétrolière et gazifère, vente d’électricité, investissements publics ou privés: les débats récents nous donnent l’impression que la question de l’énergie se ramène à la stricte dimension de l’économie. Au contraire, et ce, depuis longtemps, l’énergie au Québec est un enjeu politique et citoyen.

Les courses de chevaux à Québec et le Quebec Turf Club, 1789-1887*

Luc-Nicole Labrie

Version PDF

Cette semaine, le site du quotidien Le Soleil annonçait un «renouveau» des courses de chevaux à Québec. C’était en effet le retour des courses de chevaux à Québec après pratiquement une année complète sans course. Bien entendu, les courses de chevaux sont des événements qui étaient déjà présentés à l’époque coloniale. Tentons de trouver les quelques origines de ce sport (puisque entendons-nous, il y en a bien quelques unes).

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén

%d blogueurs aiment cette page :