Là où le présent rencontre le passé - ISSN 2562-7716

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Les historiennes et historiens dans l’espace public

Par Adele Perry, professeure, University of Manitoba et présidente de la Canadian Historical Association (CHA)/Société historique du Canada (SHC)[1]

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Le SHC | SHC est l’une des organisations associées au réseau The | La Collaborative, un réseau financé par le Conseil de recherches en sciences humaines [CRSH] du Canada, qui se consacre à la promotion des connaissances et des compétences en sciences humaines dans la société. [2] Il s’agit en partie de discuter et de promouvoir les différentes options de carrière pour un chercheur en sciences sociales ou en sciences humaines à l’extérieur du milieu universitaire : à l’école primaire et secondaire, dans les médias, les anciens comme les nouveaux et partout où nous pourrions avoir l’occasion de démontrer la compétence d’une formation de chercheurs mise en pratique.

Les historiens peuvent contribuer à ce projet par le biais de cette longue et remarquable histoire qui consiste à diffuser notre recherche auprès du public. En 2010, Joy Parr a expliqué que la pratique historique « attentive aux préoccupations contemporaines, engagée dans la politique avec des citoyens engagés existe depuis aussi longtemps que la recherche historique existe au Canada ». [3] Les causes, les communautés et les enjeux qui intéressent les historiens ont changé tout comme les outils et les technologies dont il se servent pour s’impliquer et communiquer. Mais la volonté des historiens d’ancrer leurs recherches dans le présent et de s’adresser à des communautés autres que les archives et la salle de classe existe depuis longtemps.

La revue Liberté et l’« art politique du contretemps »

Par Rachel Nadon, doctorante à l’Université de Montréal

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Couverture du vol. 11, no 5 août-septembre-octobre) de la revue Liberté.

Couverture du vol. 11, no 5 (août-septembre-octobre) de la revue Liberté.

Les héritages littéraires et intellectuels de la Révolution tranquille, ce sont bien sûr les idées qui se sont concrétisées en institutions et en ministères, les discours qui ont circulé, les œuvres qui ont été lancées et que l’on lit encore – les Aquin, Blais, Ducharme, par exemple; ce sont aussi les « lieux de discours » comme les revues littéraires. Cette année, Les Écrits a eu 61 ans, Liberté, 56 ans, Études françaises, 51 ans. Ces périodiques qui s’intéressent à la création, à la critique et à l’essai sont apparus à un moment crucial de la formation de l’institution littéraire québécoise et constituent en elles-mêmes des institutions : l’histoire de ces revues fait partie de l’histoire littéraire.

Les enjeux d’héritages, de transmission et de filiations se posent, pour les animateurs et les animatrices de ces revues, sur deux plans : celui de l’espace de discours, transmis, à animer et à façonner pour son époque; et celui de la revue comme réservoir de textes importants et inscrits dans l’histoire littéraire. Comment les membres qui se succèdent à la tête de ces revues modèlent-ils le lieu, en fonction de quoi et de qui ? Quels rapports établissent-ils avec l’histoire, l’héritage et la mémoire de l’espace discursif lui-même, ainsi qu’avec le legs « textuel » et « littéraire » ? Chaque équipe se positionne (ou non, ce qui est aussi significatif) en rapport avec les grandes figures de la revue, et façonne tour à tour le lieu de parole à partir de leur bibliothèque, de leur conception de la littérature, de l’écrivain.e et du politique.

Les « mouvements révolutionnaires » français dans le pli des sciences humaines et sociales. Les extrêmes gauches analysées par la revue Dissidences

Par Yannick Beaulieu, docteur en Histoire de l’Institut universitaire européen et membre de l’École Française de Rome[1] 

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Marc Bloch écrivait : «Isolé, aucun spécialiste ne comprendra jamais rien qu’à demi, fût-ce à son propre champ d’études. L’histoire ne peut se faire que par entr’aide». Le dialogue entre historiens est une nécessité absolue, il se réalise aussi par les rencontres et les colloques mais surtout par les ouvrages, les articles et les revues. Ainsi, la déclaration d’intention de la revue HistoireEngagée nous a fortement interpelé : «engagement», «historiens insérés dans la Cité», «instrumentalisation de la recherche historique», «thématiques non universitaires», un premier appel à contribution précise les objectifs d’HistoireEngagée : «une histoire accessible, liée davantage aux enjeux actuels et débordant le champ souvent trop restreint du domaine universitaire et des revues scientifiques».

Ces thématiques et problématiques n’ont cessé de préoccuper les membres du collectif puis de la revue Dissidences (http://www.dissidences.net/ et http://revuesshs.u-bourgogne.fr/dissidences/), qui s’attache à étudier les mouvements révolutionnaires de gauche depuis le XIXe jusqu’à nos jours principalement en Europe.

Les effondrements du pont de Québec (1907 et 1916) selon quelques journaux contemporains*

Luc Nicole-Labrie

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L’an dernier, Radio-Canada nous apprenait que l’eau sous le pont de Québec serait polluée, probablement parce que la peinture du pont (qui contient du plomb) s’effrite avec les intempéries vers le fleuve et le terrain sous le pont. La semaine dernière, c’est un trou béant qui s’est formé sur l’accès sud du pont, retardant largement le passage de la Rive-Sud vers la Rive-Nord lundi dernier, le 21 février 2011. Malgré tout, ce symbole de l’ingénierie tient depuis près de 100 ans maintenant au-dessus du fleuve Saint-Laurent. Il est donc intéressant de se rappeler brièvement certains événements entourant ce pont.

Quelques annonces de journaux de Québec*

Luc Nicole-Labrie

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Cette semaine, on s’amuse. C’est un peu le lot de l’historien que de devoir se remonter le moral quand les sources ne révèlent pas les secrets espérés ou attendus. Ou disons, c’est plutôt thérapeutique que de me rappeler, en rapportant quelques annonces savoureuses, que si un sujet n’est pas aussi évident à traiter qu’il ne le paraît, il reste toujours certaines étrangetés d’époque. Parmi celles-ci, j’ai trouvé une annonce de bière où l’annonceur a traduit « ALE » par « AILE », facilitant, j’imagine, la prononciation, et n’aidant certainement pas les recherches des historiens d’aujourd’hui (quoiqu’une fois qu’on le sait…).

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