Par Camille G. Jobin, étudiante à la maîtrise, Université Laval

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Page couverture, du livre «Môman travaille pas, a trop d’ouvrage!», Théâtre des cuisines (1976). Crédit: Les Éditions du Remue-ménage

Dans le cadre d’un travail de séminaire, j’ai cherché les traces d’employées domestiques dans les luttes internationales pour un salaire au travail ménager de 1970-1980 [1]. Bien que je n’aie pas trouvé les pistes espérées, j’ai effectué une découverte tout aussi intéressante. Au fil de mes recherches, j’ai constaté le poids qu’ont eu les publications féministes internationales sur les militantes du Québec. Je me suis ainsi questionnée sur la manière dont ces écrits sont parvenus et ont été diffusés ici. Les maisons d’édition féministes m’ont alors paru occuper une place centrale en tant qu’outil de circulation transnationale des idées. Cette observation a complètement réorienté ma recherche et m’a conduit à m’intéresser aux Éditions du Remue-ménage comme agent de circulation et de diffusion. Comme quoi, il arrive que les sources choisissent pour nous le sujet de la recherche qui les concerne. Cette chronique retrace la réflexion qui m’a mené à considérer le potentiel des archives des Éditions du Remue-ménage pour analyser la circulation transnationale des idées féministes au Québec. 

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