Par Groupe d’universitaires et de leaders étudiants chiliens, traduction libre de Maurice Demers, professeur au département d’histoire de l’Université de Sherbrooke

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Nous, les signataires de cette lettre, universitaires et dirigeants d’associations étudiantes chiliens, dénonçons devant la communauté nationale et internationale la répression du mouvement étudiant du Québec, comme stipulé dans la loi 78 promulguée le vendredi 18 mai par le gouvernement du premier ministre Jean Charest.

La loi 78, véritable « loi matraque », est la loi la plus dure promulguée depuis la Loi des mesures de guerre en octobre 1970 et, pour cause, elle fut dénoncée tant par le bâtonnier du Québec que par des associations comme Amnistie internationale, la ligue des droits de l’Homme, les quatre principales centrales syndicales de la province et plusieurs regroupements d’intellectuels. Elle constitue une atteinte aux droits fondamentaux des citoyens du Québec, restreint dans ses aspects les plus fondamentaux la liberté d’expression, la liberté de manifester et la liberté d’association telles que consacrées par la Constitution et par la Charte québécoise des droits et libertés de la personne.

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