Recension : « Tout le monde parle de la pluie et du beau temps. Pas nous » de Ulrike Meinhof (Anthologie présentée par Karin Bauer)

Publié le 22 janvier 2019

Par Émilie Malenfant, Doctorante en histoire à Sorbonne-Université, Paris

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D’abord publiée aux États-Unis en 2008 sous le titre Everybody Talks About the Weather. We Don’t. The Writings of Ulrike Meinhof, l’anthologie éditée et introduite par Karin Bauer est désormais disponible pour le public francophone qui peut y découvrir celle qui fut l’une des plus importantes figures de la gauche allemande. Traduit en français dans un effort collaboratif souligné par l’auteure et les traductrices (Isabelle Totikaev et Luise von Flotow), le livre est publié par la maison d’édition Remue-ménage de Montréal. Si cette nouvelle édition traduite en français est presque en tout point identique à la version anglaise de 2008, elle se distingue toutefois par l’ajout d’une utile chronologie de la vie d’Ulrike Meinhof et des évènements sur lesquels elle a écrit ainsi que d’un bref lexique. Le livre s’ouvre par une courte préface d’Elfriede Jelinek, lauréate du Nobel de littérature en 2004, qui invite d’emblée le lectorat à adopter une position d’ouverture face aux écrits de Meinhof, laquelle « avait quelque chose à nous dire, quelque chose que nous aurions pu comprendre si nous l’avions voulu[1] ». S’en suit sur près de 80 pages une introduction renseignée et passionnante de Karin Bauer, professeure en études allemandes à l’Université McGill et première instigatrice de cette anthologie. Le corps de l’ouvrage est ensuite composé de 24 textes choisis d’Ulrike Meinhof, lesquels furent publiés entre 1960 et 1968. Les textes choisis, à l’exception d’un seul, parurent dans les pages de konkret, magazine radical de gauche dont Meinhof fut également la rédactrice en chef entre 1961 et 1964. Enfin, l’ouvrage comprend une postface de Bettina Röhl, fille d’Ulrike Meinhof, qui a mené des recherches approfondies sur sa mère et publié quelques titres à ce sujet, dont So macht Kommunismus Spaß en 2006. Karin Bauer précise en introduction qu’elle n’est, en tant que chercheuse, « pas d’accord avec le portrait que Röhl dresse de Meinhof et de la gauche […][2] », mais c’est peut-être justement la différence de ton et d’opinion de ce texte qui confirme toute la pertinence de le retrouver en clôture d’ouvrage (en plus du fait qu’il s’agissait d’une condition pour l’obtention des droits de publication des écrits de Meinhof).

Décidément, l’objectif de l’auteure et des traductrices de « faire connaître au public les positions d’une femme forte, indépendante, combative et intransigeante[3] » est atteint. Trop peu connue hors d’Allemagne, Ulrike Meinhof laissa derrière elle une quantité considérable d’écrits qui incarnent autant la trace de sa propre existence en tant que femme et intellectuelle qu’un témoignage inestimable de ce qu’était l’Allemagne d’après-guerre et plus particulièrement celle des années 1960 et 1970, période caractérisée par la Guerre froide et de nombreuses tensions sociopolitiques. Journaliste réputée et respectée, Ulrike Meinhof participa, après plus d’une décennie de publications intelligentes assidûment lues et débattues par une part considérable de la population allemande, à la fondation de la RAF (Fraction armée rouge, aussi nommée « gang Baader-Meinhof » ou « bande à Baader »), groupe de « résistance armée » visant la radicalisation de la lutte contre l’État capitaliste et le soulèvement populaire. Elle renonça ainsi, en 1970, à la contestation et au militantisme social pour s’engager dans la lutte armée, délaissant de facto et de manière définitive le ton optimiste et conciliant de ses premières années en tant qu’auteure engagée. Mère de famille, chroniqueuse vedette, journaliste de télévision et de radio convoitée, féministe engagée, militante des droits civiques et dénonciatrice de la condition des personnes défavorisées, Ulrike Meinhof devint une terroriste recherchée ainsi qu’une figure hautement polarisante. Attirant tout à la fois la sympathie, le respect, l’aversion et l’hostilité, Meinhof marqua définitivement l’imaginaire des Allemand·s.des qui en firent un symbole du mouvement contestataire de l’Allemagne divisée, une icône de la gauche (voire de l’extrême-gauche), une figure mythique au destin tragique et à la nature bien mystérieuse.

C’est vrai, Ulrike Meinhof est presque indéfinissable tant ce qui la définit le mieux consiste en une abondance de contradictions, à la fois dans sa personnalité et dans ses actions. Sérieuse et respectable, elle était aussi marginale et insoumise ; discrète, elle provoquait pourtant instinctivement ; pacifiste, elle s’entraîna aux techniques de la guérilla et mena des actions violentes ; idéaliste combattant pour un « monde meilleur », elle abandonna ses enfants. C’est d’ailleurs les grands paradoxes de sa vie – et aussi certainement les traumatismes de l’enfance – qui fondent l’image qu’a Bettina Röhl de sa mère. « Il y a un paradoxe surprenant : Meinhof menait une vie de parfaite capitaliste dans une villa et faisait partie de l’establishment médiatique ouest-allemand […] il se développa en République fédérale un climat social dans lequel les intellectuels parlaient et écrivaient avec des accents d’extrême gauche qui leur permettaient de vivre dans un extrême confort bien à droite[4] », écrit Röhl. Pourtant, ce n’est pas tellement sur ces contradictions ni sur la période la plus trouble de la vie de Meinhof qu’a choisi d’insister Karin Bauer dans cette anthologie. On y découvre Ulrike Meinhof avant la RAF, la lutte armée, la cavale, son arrestation, son emprisonnement et son suicide en mai 1976.

En introduction, Karin Bauer précise : « La démarche consistant à écarter ces images de désordre, d’incohérence et de charisme à donner le vertige pour se pencher sur les chroniques de Meinhof n’a pas pour but de faire d’elle un symbole d’innocence ou un personnage de convictions. Nous ne pouvons pas et ne devons pas effacer la violence associée à son nom. Mais nous ne devons pas laisser la dernière partie de sa vie prendre le dessus ni laisser ceux qui parlent d’elle ou en son nom planter le décor[5] ».  L’objectif de l’ouvrage est ainsi de mettre en lumière les réflexions habilement articulées, les observations perspicaces et les critiques implacables que Meinhof a publiées concernant le monde dans lequel elle évoluait, avant qu’elle ne soit littéralement aspirée – physiquement et psychiquement – par la tempête qu’elle a elle-même délibérément créée et dans laquelle elle aura perdu de son éloquence, sa liberté et ultimement sa vie.

À la présentation de Karin Bauer sur sa démarche, il manque toutefois des précisions sur la méthode de sélection des textes composant l’anthologie. Le fait d’avoir sélectionné des textes publiés avant la fondation de la RAF et l’engagement de Meinhof dans la lutte armée (1970) est facilement compréhensible au vu de l’objectif principal de Bauer, mais de ne pas en savoir davantage sur le processus de sélection des écrits de Meinhof dérange quelque peu. C’est qu’entre 1959 et 1969, Meinhof a publié plus d’une centaine de chroniques dans konkret. Pourtant, seulement 23 de cette centaine de chroniques de Meinhof sont rassemblées dans cette anthologie et Karin Bauer n’en justifie pas la sélection. Le processus éditorial de sélection des textes empêche donc « de laisser Meinhof s’exprimer en son propre nom[6] » de manière absolue, mais ne nuit néanmoins aucunement à l’appréciation de « son esprit à travers ses écrits[7] ».

Bien que non justifiée, la sélection des écrits est efficace, car elle couvre l’ensemble des sujets de prédilections d’Ulrike Meinhof : la défense de la liberté d’expression, l’anti-impérialisme, la lutte pour la garantie de liberté politique totale aux opposants de l’État, le rôle nocif des médias dans la dépolitisation des Allemands.des, l’hypocrisie de l’État capitaliste et sa collaboration avec la dictature iranienne, la dénonciation de la subordination des femmes et de l’oppression des enfants ainsi que la défense de leurs droits, la dangereuse persistance des fonctionnaires et politiciens actifs sous le national-socialisme au sein de la République fédérale, l’horreur de la guerre en tant qu’entreprise cruelle, la nécessité absolue de la fin de la Guerre du Vietnam et de l’armement nucléaire, l’importance de la contestation, de la protestation et de la résistance.

Ulrike Meinhof a rédigé des chroniques rigoureuses, des observations lucides, des démonstrations habiles et des déclarations incisives. Pour qui s’intéresse à l’Allemagne d’après-guerre, celle héritée du Troisième Reich, Meinhof est une auteure incontournable qui, avec une grande perspicacité, a cherché à lever le voile sur le laxisme avec lequel l’Allemagne a traité bon nombre de criminels nazis. « Oubliés ou réprimés, selon Meinhof, les crimes du national-socialisme survivraient tant que des juges, des politiciens et des fonctionnaires employés sous le régime nazi resteraient en poste dans la République fédérale et que leurs crimes resteraient impunis[8] », précise Karin Bauer. En 1961, Meinhof publie la chronique « Hitler sommeille en vous » qui n’a pas d’audacieux que le titre. Avec le ton mordant qui lui est caractéristique, elle ne fait pas que dénoncer la persistance du passé nazi dans l’Allemagne d’après-guerre, mais formule des propositions claires quant à ce qu’il faut entreprendre pour rompre avec l’héritage du Troisième Reich et se réconcilier avec la génération précédente : « Jouer à l’antifascisme dans le bac à sable ne permettra ni à la nouvelle génération ni à l’ancienne de compenser l’absence de résistance contre le national-socialisme. Pour le présent et l’avenir, il faut chercher la réponse à l’ensemble du national-socialisme dans les politiques intérieures et extérieures. Cela signifie la liberté pour les opposants politiques, la séparation des pouvoirs et la souveraineté du peuple. Cela signifie la réconciliation avec les anciens opposants, la coexistence plutôt que la guerre, la négociation plutôt que le réarmement[9] ».

En 1964, dans sa chronique « Un homme avec de bonnes manières : une journée au tribunal avec Karl Wolff » qui retrace le procès d’un ancien général de la Waffen-SS et officier d’ordonnance de Heinrich Himmler, Meinhof fait preuve d’une grande flexibilité intellectuelle, alors qu’elle formule des observations en évitant le réflexe trop souvent automatique d’une stricte diabolisation du criminel nazi, le réduisant au statut de « monstre ». Malgré le radicalisme de ses positions antifascistes et sa condamnation absolue du régime nazi, Meinhof évite en effet le piège d’un rejet du nazi dans le « non-humain » ou le « parahumain », lequel réflexe rend impossible l’étude du phénomène et des individus pour ce qu’ils sont vraiment. Ainsi étonne-t-elle lorsqu’elle écrit : « C’est un homme qui avait des principes, les mauvais malheureusement, mais des principes, probablement dépassés aujourd’hui : les gens ne portent plus de chapeaux et ils ne sont plus nazis[10] ». Mais cette visée compréhensive et cette observation réfléchie ne l’empêche pas – et tant mieux – d’être absolument lucide alors qu’elle dénonce avec ironie la façon dont les différents témoins, d’anciens SS, prennent parole en salle d’audience : « En fait aucun d’eux ne semble en savoir beaucoup sur leurs rencontres avec Wolff. C’est simple : ils ne se souviennent pas. Même les déclarations qu’ils ont faites à la police pendant leurs interrogatoires il y a un ou deux ans se sont effacées de leur mémoire. “J’oublie tout”, déclare l’ancien chauffeur personnel d’Himmler […][11] ». Les anciens SS quittent la salle à tour de rôle en s’inclinant brièvement face à Wolff et les questions de la cour demeurent pour la plupart sans réponses significatives. Visiblement déçue de la tournure du procès de ce membre éminent du Troisième Reich qu’elle qualifie alors « d’occasion unique [qui] est en train de s’envoler[12] », Meinhof conclut : « C’est l’accusé, et non la cour, qui oriente le procès. Ce sont les partisans du national-socialisme, et non ses opposants, qui révèlent la vérité sur le régime[13] ».

Il faut lire Meinhof pour sa critique de la République fédérale allemande, pour son regard aiguisé sur les impacts néfastes des persistances du passé nazi, pour son engagement contre les atrocités de la guerre et son militantisme pour mettre fin à la Guerre du Vietnam, et il faut aussi lire Ulrike Meinhof pour son discours féministe. « Exerçant une profession dominée par les hommes, elle fut l’une des premières figures à dénoncer l’exploitation des femmes au travail et à illustrer par de nombreux exemples la subordination des femmes et des mères dans la société[14] », écrit Karin Bauer. Puis il faut aussi lire Ulrike Meinhof pour sa plume, car elle écrit dans un style inspirant, simple et vif qui sert si bien son discours. Ce style incisif empreint d’ironie et caractérisé par des répétitions stratégiques et autres figures de style est d’ailleurs absolument éloquent dans ses écrits sur la situation des femmes. En 1968, lors de la 23e conférence des délégués.ées de la SDS (Union des étudiants socialistes allemands) tenue à Francfort, une participante au « Comité d’action pour la libération des femmes » de Berlin est intervenue pour accuser la direction de la SDS de perpétuer, au sein de l’organisation, les mécanismes du système d’oppression envers les femmes en cours dans la société. Quand un membre éminent de la SDS refusa de répondre à cette accusation, des femmes lui lancèrent des tomates, ce qui fit couler bien de l’encre, y compris celle d’Ulrike Meinhof. Dans sa chronique « Les femmes de la SDS agissent en leur propre nom » publiée la même année, Meinhof rectifie les faits sur les enjeux de cette volée de tomates avec le ton franc et ironique qui lui est propre : « Ces tomates ont été utilisées pour forcer les hommes dont les costumes ont été tachés (leurs femmes les nettoieront certainement) à réfléchir à des choses auxquelles ils n’ont pas encore réfléchi. Elles n’étaient pas destinées à offrir un spectacle à la presse qui passe délibérément tout sous silence, elles étaient dirigées précisément contre les hommes qui les ont reçues à la figure. La femme qui a lancé ces tomates et les femmes à l’origine de cette action n’ont pas parlé d’une expérience vécue par d’autres […] elles se sont exprimées, elles ont agi en leur propre nom[15] ». Que la presse approuve ou non leur action n’importait pas, ni même que leur action soit jugée ne pas être à la hauteur du débat théorique, « elles seraient mortes d’étouffement si elles n’avaient pas pu passer à l’action […] des millions de femmes étouffent chaque jour […][16] », précise Meinhof. Réaliste, elle conclut, avec un sens de la chute absolument efficace, que les réactions masculines lors de l’incident des tomates « ont montré qu’il faudrait lancer des trains entiers de tomates sur des cibles bien déterminées pour que le message commence à passer[17] ».

Ce « message », pour Meinhof, c’est surtout celui concernant la situation des femmes et des mères actives dont elle a fait l’un de ses thèmes de prédilections. « Elles ont [les Berlinoises de l’intervention de Francfort] très bien expliqué que l’impossibilité pour une femme d’élever ses enfants tout en travaillant à l’extérieur ne constituait pas un échec personnel, mais révélait l’échec de la société parce que la société rend ces deux sphères incompatibles[18] ». Dans un long texte de 1968 qui n’a pas été publié dans konkret intitulé « Fausse conscience », Ulrike Meinhof expose encore davantage le problème de ce « système » négligent, voire répressif, pour les mères au travail : « Ces attaques perverses contre les mères actives – certains veulent même une loi interdisant aux femmes de travailler – contrastent fortement avec le peu d’équipements offerts aux enfants. C’est à l’État et à la société, aux partis politiques, aux Églises et aux parlementaires que l’on devrait inculquer ce sentiment de culpabilité chronique, non aux mères qui triment pour donner de quoi vivre à leurs enfants[19] ». Puis, elle se prononce sur le réel sens de l’égalité, sur le salaire des femmes, le rôle de la ménagère, la relégation des femmes – considérées comme des êtres inférieurs[20] – à des travaux monotones incluant des conditions très difficiles, la discrimination de la valeur du travail des femmes, et d’autres thèmes inscrits dans la lutte pour une réelle émancipation.

Ulrike Meinhof fut-elle une patriote ou une terroriste, une femme violente ou une femme de cœur, une journaliste sérieuse ou une activiste impulsive, une combattante de la liberté ou une communiste radicale et stratégique ? Tout le monde parle de la pluie et du beau temps. Pas nous (2018) ne permettra peut-être pas de répondre de manière définitive à ces interrogations – notamment puisque l’anthologie vise la période précédant l’entrée dans la résistance armée d’Ulrike Meinhof –, mais sa lecture permet absolument d’engager une réflexion active à la fois sur la figure centrale de l’ouvrage et sur les luttes sociales de l’époque. Plus largement, Meinhof inspire par son écriture habile et intelligente ainsi que par son aplomb. Elle mérite ainsi d’être lue tant pour son discours social engageant – souvent toujours très valide pour nos sociétés actuelles – que pour ce qu’elle représente en tant que femme féministe, talentueuse, passionnée et intrépide.

Le principal mérite de ce livre publié récemment par Remue-ménage est décidément de faire connaître Ulrike Meinhof au public francophone. Tant le.la chercheur.euse renseigné.e, l’étudiant.e intéressé.e que le lectorat curieux y trouveront le plaisir de découvrir une figure mystérieuse et controversée, véritable actrice et témoin d’une société trouble. Il s’agit, en somme, d’une anthologie stimulante, rehaussée d’une introduction de grande qualité par Karin Bauer. L’objectif de cette publication n’est pas de déterminer si Ulrike Meinhof fut, suite à sa mort, héroïsée à raison ou à tort et que son héritage en est un à applaudir ou à décrier. Il est possible de deviner la fascination de l’auteure de l’anthologie pour cette icône allemande, et bien que cela pourrait déranger au premier abord parce que Meinhof commit effectivement des actes pouvant être jugés répréhensibles – participation à des attentats violents et abandon de ses enfants, par exemple –, si l’on se concentre sur les années précédant sa radicalisation armée, il est bien difficile de ne pas partager l’enthousiasme que provoque la lecture de ces textes vifs et intelligents. À lire, donc, pour se faire une idée et y trouver, fort probablement, de l’inspiration.

Pour en savoir plus

Ouvrage recensé :

MEINHOF, Ulrike. Tout le monde parle de la pluie et du beau temps. Pas nous. Textes choisis et présentés par Karin Bauer, Préface de Elfriede Jelinek, Traduit de l’anglais et de l’allemand par Isabelle Totikaev et Luise von Flotow. Montréal : Remue-ménage, 2018, 245 p.


[1] Elfriede Jelinek, « Préface : Ulrike Marie Meinhof », dans Karin Bauer (dir.), Tout le monde parle de la pluie et du beau temps. Pas nous, Montréal : Les Éditions du Remue-ménage, 2018, p. 8.

[2] Karin Bauer, « Introduction :  À la recherche d’Ulrike Meinhof », dans Ibid., p. 16.

[3] Isabelle Totikaev, Luise von Flotow et Karin Bauer, « Réflexions des traductrices et de l’auteure de l’anthologie », dans Ibid., p. 243.

[4] Bettina Röhl, « Postface : Une icône de la gauche, propagandiste et communiste », dans Ibid., p. 229.

[5] Karin Bauer, « Introduction :  À la recherche d’Ulrike Meinhof », dans Ibid., p. 86.

[6] Karin Bauer, Ibid.

[7] Karin Bauer, Ibid.

[8] Karin Bauer, Ibid., p. 28.

[9] Ulrike Meinhof, « Hitler sommeille en vous [1961] », dans Ibid., p. 126.

[10] Ulrike Meinhof, « Un homme avec de bonnes manières : une journée au tribunal avec Karl Wolff [1964] », dans Ibid., p. 108.

[11] Ulrike Meinhof. Ibid., p. 112.

[12] Ulrike Meinhof. Ibid., p. 113.

[13] Ibid.

[14] Karin Bauer, « Introduction :  À la recherche d’Ulrike Meinhof », dans Ibid., p. 13.

[15] Ulrike Meinhof, « Les femmes de la SDS agissent en leur propre nom », dans Ibid., p. 187-188.

[16] Ibid.

[17] Ulrike Meinhof, Ibid., p. 190.

[18] Ulrike Meinhof, Ibid., p. 189.

[19] Ulrike Meinhof, « Fausse conscience », dans Ibid., p. 183.

[20] Ulrike Meinhof, Ibid., p. 178.