Là où le présent rencontre le passé - ISSN 2562-7716

Étiquette : Médias audiovisuels

Les frasques de la mémoire

Par Marc-André Robert, candidat au doctorat en histoire à l’Université Laval

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Archives de l’Office du film du Québec. Les funérailles de Lionel Groulx.

Voilà bientôt trois ans. Ça se passait le 15 mars 2009 sur notre petit écran, à l’antenne de Radio-Canada. Le ministre fédéral du Patrimoine James Moore, qui avait – étonnamment! – accepté l’invitation de l’équipe de Tout le monde en parle (connaissant la hantise des Conservateurs pour le culte talk-show du dimanche soir québécois…), créait un véritable malaise national en révélant, dans un élan de générosité un peu trop candide, sa totale ignorance vis-à-vis la chose culturelle « d’ici et de là », pour reprendre le titre du questionnaire de l’animateur Guy A. Lepage. Incapable d’identifier, entre autres, le fondateur du Cirque du Soleil, Guy Laliberté, le chanteur et poète Félix Leclerc, le metteur en scène et créateur Robert Lepage, pas plus que le cinéaste canadien Atom Egoyan.Je le disais, un malaise national. Pourquoi évoquer, ici, ce moment politico-culturel honteux? D’abord parce que la mémoire est une faculté qui oublie, au contraire de l’histoire. Mais surtout pour démontrer, d’entrée de jeu, une triste réalité. Celle de la subordination du culturel à l’économie, pour ne pas dire à l’ensemble des autres grands secteurs de la vie en société. Rassurons-nous (?), cette réalité ne touche pas que le ROC (Rest of Canada).

Blogue: Les podcasts ou la baladodiffusion : une nouvelle entrée dans l’histoire

Étienne Faugier, doctorant en cotutelle de thèse (Université Lumière Lyon 2 et Université Laval)

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Jusqu’à il n’y a pas si longtemps, le féru d’histoire, l’historien ou bien encore l’intellectuel devait aller chercher les informations qui l’intéressaient en allant dans les bibliothèques et en ouvrant des livres. L’accès à la connaissance nécessitait d’habiter en ville ou bien à une proximité relative de la ville – en supposant qu’elle accueille une bibliothèque – il fallait s’abonner annuellement à la bibliothèque municipale et/ou universitaire et aller régulièrement emprunter et rendre les livres désirés. Il existait d’autres canaux, plus diffus, moins omniprésents tels que les documentaires retraçant tel ou tel événement, les films documentaires (en France et au Québec, il y a les « Connaissances du Monde » et « Les grands Explorateurs »). Quelques radios consacraient une partie de leur créneau à parler d’histoire?; néanmoins, elles étaient loin d’égaler l’attrait et la renommée qu’a le livre – qu’il s’agisse d’un livre à caractère scientifique ou bien destiné au grand public.

Pense-bête pour jeunes historiens dans les médias*

Luc Nicole-Labrie

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Cette semaine au Québec, c’est le début des cours dans plusieurs universités. Bien des étudiants y arrivent pour la première fois, plusieurs continuent leurs programmes, d’autres débutent des études aux cycles supérieurs et tous devraient y apprendre des tonnes d’informations utiles, que ce soit dans leur propre champ d’étude, pour leur carrière ou même pour leur culture générale. Dans les programmes d’histoire, c’est la même chose. Cependant, peu de choses préparent la jeune historienne ou le jeune historien au travail d’historien «professionnel», hors des salles de classe. Cette semaine, j’ai cru bon préparer une petite liste, pour que l’historien qui cherche à vulgariser son information dans les médias puisse éviter certains pièges et sache bien dans quoi il s’embarque. Cette liste s’inspire de mes propres expériences.

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