Là où le présent rencontre le passé - ISSN 2562-7716

Étiquette : Patrimoine Page 2 of 3

Catholicisme, devoir de mémoire et patrimoine religieux au Québec

Par Catherine Foisy, professeure au département des sciences des religions de l’Université du Québec à Montréal (UQÀM)[1]

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Dans la conclusion du volume Le Québec après Bouchard-Taylor. Les identités religieuses de l’immigration, Louis Rousseau remarque qu’« Au moment où commence à se laisser deviner une ‘‘exculturation’’ du catholicisme au sein des modes de penser et des pratiques communes à la génération qui accède à l’âge adulte[2], il s’impose d’établir un rapport patrimonial avec la dimension religieuse de la tradition socioculturelle particulière du Québec. Ce terme désigne un certain type de rapport à cet héritage qui transforme les ‘‘faits historiques’’ en matériaux choisis pour la construction actuelle d’une identité collective signifiante. Il s’agit donc d’une opération continue de tri dans la mémoire commune disponible de la société, d’attention à certaines références et souvent de rejet ou d’oubli de certaines autres, ces nouvelles mises en relation du passé avec la construction de l’avenir pour répondre adéquatement au défi du passage du temps[3]. » Ainsi, je me demande si l’on conserve actuellement le patrimoine religieux pour les bonnes raisons et surtout, en étant bien conscient de ce que représentent les divers éléments symboliques, rituels, cultuels auxquels nous avons à faire… Cela se veut l’horizon de mon questionnement, spécialement dans une société qui est appelée à se pluraliser davantage du point de vue religieux.

N’oubliez pas votre passeport et votre Père de la Nouvelle-France!*

Par P.-F.-X, historien et blogueur[1]

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Au Canada, l’heure est à la redéfinition des symboles nationaux.  Sur le nouveau billet de vingt dollars, le chef d’œuvre du sculpteur autochtone Bill Reid, « The Spirit of Haida Gwaii », est supplanté par le monument de Vimy.  Une citation de l’auteure franco-manitobaine Gabrielle Roy — « Nous connaîtrions-nous seulement un peu nous-mêmes sans les arts? » – disparait en même temps.  Force est de constater que le gouvernement actuel répond par la négative à cette sublime question: la connaissance du soi canadien ne passerait non plus par les arts, mais plutôt par l’histoire.  Ou, plus précisément, par une vision bien bornée de l’histoire.

La Nouvelle-France, chers lecteurs, n’est jamais loin.  À compter du 1 juillet 2013, tous les nouveaux passeports canadiens seront dotés d’une puce électronique.  Ils arboreront par ailleurs une série d’images qui « mettent en valeur le patrimoine canadien et le façonnement de notre grande nation. »  Inukshuk et plume d’aigle, Pères de la Confédération de Robert Harris, Donald Smith martelant le dernier crampon, j’en passe… et, en pages 6 et 7 :  « Samuel de Champlain, père de la Nouvelle-France ».

La relève au cœur de l’histoire

Par Évelyne Laflamme, directrice générale de la Fondation François-Lamy et chargée de projets dans le collectif Le Cabinet des Curieuses

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J’ai terminé mes études il y a maintenant deux ans. Un baccalauréat en histoire de l’art et un diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) en muséologie en poche, je pouvais enfin travailler et mettre en pratique ces notions et théories apprises, mais surtout travailler dans un domaine qui me passionne depuis si longtemps!

Bien sûr, il y a la crainte de ne pas avoir d’emploi. Le monde muséal au Québec est petit, les offres d’emploi dans ce domaine ne pleuvent pas. Pourtant, il faut savoir saisir les opportunités et foncer! Ce texte vise donc à vous présenter, cher lecteur, deux emplois que j’occupe actuellement : directrice générale de la Fondation François-Lamy et chargée de projets dans le collectif Le Cabinet des Curieuses.

L’historien municipal : vivre le passé au quotidien

Par David Gagné, historien au service du patrimoine à la ville de Lévis

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Lorsqu’on me demande quel est mon métier et que je réponds « historien », on me dit la plupart du temps : « Ah, tu dois être professeur ». Non. « Tu dois donc être chercheur à l’université ? » Non plus. Parfois, certains démontrent un air sceptique lorsque je leur réponds que je suis un fonctionnaire municipal. « Voyons donc! Un historien dans une ville! Tu dois t’ennuyer… ».

Et pourtant non. Le domaine municipal est un laboratoire extraordinaire pour l’historien puisqu’il est en contact direct avec les lieux, les artefacts et parfois les acteurs des événements. De plus, ce domaine permet d’exercer un rôle social et concret, puisque l’historien est en contact direct avec les événements ou les enjeux. Je puiserai quelques exemples de mes dossiers usuels pour démontrer à quel point le rôle de l’historien est important dans un domaine aussi diversifié qu’une municipalité.

125e de l’Hôtel du Parlement de Québec: grève pendant la construction*

Luc Nicole-Labrie

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Source : « Édifice du Parlement à Québec » (vers 1887), Bibliothèque et archives nationales du Québec, Cote P318, S2, P20, consultation en ligne, 10 avril 2011.

Cette semaine, on soulignait le 125e anniversaire de l’Hôtel du Parlement de Québec, notamment dans le cadre d’une émission spéciale de la Première chaîne radio de Radio-Canada diffusée en direct de l’édifice (cliquez sur le lien pour écouter différents extraits de l’émission du 7 avril 2011). En effet, le premier débat de l’Assemblée législative s’y tenait le 27 avril 1886. Il est indéniable que cet édifice occupe aujourd’hui une place de choix dans le patrimoine bâti de la Vieille capitale. Sa construction n’a certainement pas été de tout repos…

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