Coordonnatrices

Crédit : Ziad Qoulaii

Christine Chevalier-Caron détient un baccalauréat en sociologie avec une concentration en études féministes et est titulaire d’une maîtrise en histoire, diplômes tous deux complétés à l’Université du Québec à Montréal. Elle s’est intéressée, dans le cadre de son mémoire, à la consolidation des identités de genre et de religion des premières femmes ayant eu accès au système d’éducation au Maroc sous la domination française. S’intéressant à l’histoire des femmes, des migrations postcoloniales, du judaïsme sépharade, et de l’éducation, ses études doctorales portent sur le rapport des Montréalaises d’origine marocaine, Juives comme musulmanes, à l’éducation. Depuis maintenant 5 ans, elle travaille au sein du Groupe de recherche Histoire, femmes, genre et migrations, dans lequel elle est assistante de recherche et coordonnatrice du projet CRSH Migrations des Juifs du Maroc au Canada et en France de 1948 à nos jours: une insertion individuelle, communautaire, diasporique, transnationale?

Crédit photo : Selena Phillips-Boyle

Adèle Clapperton-Richard, est candidate à la maîtrise en histoire à l’Université du Québec à Montréal. Son mémoire porte sur les représentations et le discours de genre dans les manuels d’histoire nationale, édités au Québec entre les années 1950 et 1980. Elle s’intéresse également à la question des absences et des silences dans les récits historiques dominants enseignés. On a pu l’entendre quelques fois comme chroniqueuse à l’émission de radio « Histoire de passer le temps » diffusée sur CHOQ.ca. Elle poursuit aussi des projets d’histoire graphique. Elle a contribué au projet Remember | Resist | Redraw du Graphic History Collective en produisant une affiche, en collaboration avec l’historienne Andrée Lévesque, sur les librairies radicales à Montréal dans les années 1930. Elle souhaite que sa pratique du dessin, tout comme celle de l’histoire, ait une portée sociale, éducative et critique.

Candidate au doctorat à University College Dublin, Florence Prévost-Grégoire travaille actuellement sur une thèse en histoire internationale des idées, dans laquelle elle étudie la pensée d’intellectuel.le.s français.es qui ont pensé l’international après la Première Guerre mondiale. Ses recherches mettent l’accent sur les structures de pouvoir et les dynamiques d’inclusions et d’exclusions exprimées dans le discours de ces intellectuel.le.s qui voient dans l’internationalisme une façon de préserver la puissance et la grandeur française. Elle s’intéresse aussi plus particulièrement aux questions de méthodologie et est inspirée par les historien.ne.s qui ne font pas que raconter le passé, mais qui réfléchissent et remettent en question le fonctionnement de la discipline.

Membres du comité éditorial

Catherine Larochelle est professeure au département d’histoire de l’Université de Montréal. Sa thèse de doctorat (2018) portait sur la construction rhétorique et les usages pédagogiques de l’altérité à l’école québécoise au XIXe siècle. Dans ses recherches, Catherine explore les discours et les idéologies impérialistes, racistes, orientalistes et genrées transmis par le système scolaire québécois aux XIXe et XXe siècles. Ses intérêts de recherche croisent l’histoire de l’enfance et de la jeunesse, l’histoire de l’orientalisme et de l’imaginaire impérial du Québec/Canada, l’histoire coloniale, les représentations des peuples autochtones et l’histoire du missionnariat canadien-français. Elle affectionne particulièrement la théorie, les approches critiques et les innovations méthodologiques.

Historien de formation et diplômé de l’université de Yaoundé 1 au Cameroun, Amadou Ghouenzen Mfondi s’intéresse à l’épistémologie et à la philosophie de l’histoire. Depuis plusieurs années, son principal objet d’étude est la tragédie dans l’accomplissement des sociétés humaines. Il suit  actuellement un programme doctoral interdisciplinaire à l’école d’études des conflits de l’université Saint-Paul à Ottawa. Ses recherches portent sur des questions d’exclusion, de marginalité, de violence et de crimes de masse perpétrés contre l’altérité au nom des idéologies racistes, ethniques ou religieuses. En effet, il accorde une attention particulière aux conflits identitaires dans les sociétés pluriculturelles. S’appuyant  sur un cadre de référence ouvert il explore dans une perspective comparative les tensions identitaires et la crise de l’hétérogénéité socioculturelle qui agitent le Cameroun et le Canada en tant que pays multiculturels. L’objectif étant de dégager dans ces deux sociétés les régularités qui les unissent dans une même trame de conflictualité et les singularités qui attachent chacune d’elles à son contexte politique et sociohistorique.

Kharoll-Ann Souffrant est étudiante au doctorat en service social à l’Université d’Ottawa et boursière Vanier. Elle est titulaire d’un baccalauréat et d’une maîtrise en service social de l’Université McGill. Son mémoire de maîtrise a porté sur les thèmes de la dignité et du dévoilement d’une agression sexuelle selon une perspective féministe. Dans la même veine, sa thèse doctorale traite des mouvements #AgressionNonDénoncée et #MoiAussi au Québec de la perspective des femmes racisées et selon une perspective féministe intersectionnelle. Préalablement à ses études universitaires, Kharoll-Ann a complété un diplôme d’études collégiales en Intervention en délinquance. Elle a oeuvré à titre d’intervenante et de travailleuse sociale auprès de populations présentant des difficultés psychosociales diverses.

Crédit photo: Nathalie Saint-Pierre

Camille Robert est doctorante et chargée de cours en histoire à l’Université du Québec à Montréal. Son projet de thèse porte sur les conflits liés au travail de reproduction sociale dans le contexte du tournant néolibéral de l’État québécois, à travers l’étude de trois grèves dans les secteurs de l’éducation (1982-1983) et de la santé et des services sociaux (1986, 1989). Dans le cadre de son mémoire de maîtrise, elle s’est intéressée aux discours et aux mobilisations des féministes québécoises pour la reconnaissance du travail ménager. Ses recherches ont été publiées sous forme de livre aux Éditions Somme toute en 2017. Elle a également codirigé un ouvrage collectif sur le travail invisible des femmes, paru aux Éditions du remue-ménage en 2018. Depuis 2015, elle travaille à titre d’assistante de recherche au Centre d’histoire des régulations sociales. Soucieuse de contribuer à la vulgarisation de l’histoire, elle offre régulièrement des conférences et ateliers, et collabore occasionnellement avec plusieurs médias (Radio-Canada Première, Le Devoir, Savoir média, Gazette des femmes, etc.).

Emmanuel Précourt Senécal est candidat à la maîtrise en anthropologie à l’Université McGill. Il a récemment complété son mémoire portant sur la production et la circulation de revendications politiques par le mouvement Amazigh (Berbère) tunisien depuis la révolution de 2011. Ses recherches portaient notamment sur les transformations des représentations de l’Amazighité tunisienne, ainsi des catégories conceptuelles (identité, culture, autochtonie) adéquates pour la penser. Ses intérêts académiques portent principalement sur les approches critiques des catégories d’appartenance, des discours et représentations identitaires, du nationalisme et de la reconnaissance politique. Il accorde également une grande importance aux questions de transmission des savoirs académiques dans un contexte non-hiérarchique. Il travaille notamment à l’organisation du Festival international du film ethnographique du Québec (FIFEQ) qui vise à rendre accessible l’anthropologie visuelle au grand public.

Anciens membres

  • Philippe Néméh-Nombré
  • Mazarine Lainé
  • Susanne Commend
  • Bernard Ducharme
  • Mathieu Arsenault
  • Maurice Demers
  • Stéphanie Lanthier
  • Pascal Scallon-Chouinard
  • Olivier Bérubé-Sasseville
  • Philippe Volpé
  • Alexandre Lanoix
  • Marcela Neagu
  • Marc-André Robert
  • Stéphanie O’Neil
  • Simon Jolivet
  • Olivier Côté
  • Julien Massicotte
  • Valérie Lapointe-Gagnon
  • Stéphane Savard

Ancien coordonnateur universitaire : Martin Pâquet.