Membres actifs

Mathieu Arsenault prépare une thèse de doctorat en histoire à l’Université York de Toronto. Il a consacré son mémoire de maîtrise au rôle des Rébellions de 1837-1838 dans l’historiographie québécoise (UQAR), et porte désormais son regard sur la relation spéciale entre les Premières Nations et la Couronne. Membre de l’équipe de rédaction d’Histoire Engagée depuis 2012, il est Conseiller en recherche au ministère ontarien des Relations avec les Autochtones et de la Réconciliation. En 2017, il s’est joint au projet de commémoration de la grippe espagnole de Moments Déterminants Canada à titre de Directeur des contenus francophones. Ses champs d’intérêt sont l’histoire politique et intellectuelle du Québec et du Canada aux 19e et 20e siècles, l’histoire de la construction de l’État et de ses relations avec les Premières Nations, l’histoire régionale, ainsi que la philosophie de l’histoire et l’historiographie.

Crédits : Raphael Ouellet

Olivier Bérubé-Sasseville est titulaire d’une maîtrise en histoire et est actuellement candidat au doctorat à l’Université du Québec à Montréal. Ayant consacré son mémoire au Groupe Union Défense, mouvement étudiant d’extrême-droite parisien (1968-1988), ses intérêts de recherche sont les mouvements sociaux et politiques, les discours d’extrême-droite et leur renouvellement pendant la deuxième moitié du vingtième siècle ainsi que les dynamiques des nouveaux populismes de droite en France et en Europe occidentale. Sa thèse de doctorat portera sur le mouvement Ordre Nouveau (1969-1973), dernière réelle tentative néofasciste en France et vecteur de l’émergence du Front National.

12606814_10156454650020464_872462631_nChristine Chevalier-Caron détient un baccalauréat en sociologie avec une concentration en études féministes et est titulaire d’une maîtrise en histoire, diplômes tous deux complétés à l’Université du Québec à Montréal. Elle s’est intéressée, dans le cadre de son mémoire, à la consolidation des identités de genre et de religion des premières femmes ayant eu accès au système d’éducation au Maroc sous la domination française. S’intéressant à l’histoire des femmes, des migrations postcoloniales, du judaïsme sépharade, et de l’éducation, ses études doctorales portent sur le rapport des Montréalaises d’origine marocaine, Juives comme musulmanes, à l’éducation. Depuis maintenant 5 ans, elle travaille au sein du Groupe de recherche Histoire, femmes, genre et migrations, dans lequel elle est assistante de recherche et coordonnatrice du projet CRSH Migrations des Juifs du Maroc au Canada et en France de 1948 à nos jours: une insertion individuelle, communautaire, diasporique, transnationale?

Crédit photo : Selena Phillips-Boyle

Adèle Clapperton-Richard, est candidate à la maîtrise en histoire à l’Université du Québec à Montréal. L’histoire des femmes et du genre, l’histoire de l’éducation et l’analyse de discours dans des perspectives féministes sont ses principaux intérêts de recherche. Son mémoire de maîtrise porte sur les représentations genrées des figures historiques masculines et féminines dans les manuels d’histoire nationale, édités au Québec entre les années 1950 et 1980. On a pu l’entendre quelques fois comme chroniqueuse à l’émission de radio « Histoire de passer le temps » diffusée sur CHOQ.ca. Dessinatrice à temps partiel, elle souhaite mener divers projets d’histoire graphique, en collaboration notamment avec le Graphic History Collective. Elle est membre du RéQEF (Réseau québécois en études féministes) et du Réseau québécois des chercheurs/chercheures sur l’histoire du manuel scolaire. Par son implication à HistoireEngagee.ca, elle espère faire ressortir les enjeux liés aux représentations et aux imaginaires culturels transmis notamment dans le récit historique enseigné. Elle souhaite également mettre en lumière le pouvoir des discours dans la construction des normes et des identités de genre.

Maurice Demers détient un doctorat en histoire de l’Université York et est actuellement professeur suppléant au département d’histoire de l’Université de Sherbrooke. Les relations entre le Canada et l’Amérique latine au XXe siècle constituent son principal chantier de recherche. Dans sa thèse de doctorat, il a analysé l’impact de la diplomatie publique de groupes nationalistes canadiens-français et de groupes catholiques mexicains sur l’établissement des premières liaisons diplomatiques entre le Canada et le Mexique. Il s’intéresse maintenant aux actions des missionnaires québécois en Amérique latine alors qu’ils œuvraient en zones de conflits durant la guerre froide.

12283244_10207671295087800_1989725571_nBernard Ducharme détient un doctorat en Histoire de l’Université de Montréal et en Études romanes de l’Université Paul-Valéry-Montpellier III. Il effectue des recherches sur les relations entre chrétiens et musulmans, le développement de l’État moderne et l’historiographie de l’immigration et de l’ethnicité. Sa thèse portait sur les méthodes d’évangélisation des morisques dans l’Espagne des XVe et XVIe siècles. Il y montre que l’émergence d’une monarchie confessionnelle y a entraîné une sélection des méthodes d’évangélisation qui a, à terme, favorisé le repli des morisques sur eux-mêmes et entraîné leur expulsion d’Espagne en 1609. Il est depuis devenu chercheur affilié au Projet de recherche sur l’islamophobie et le fondamentalisme à l’UQAM. En dehors de ses projets de recherche principaux, Bernard Ducharme cultive des sujets d’intérêts diversifiés incluant l’épistémologie de l’histoire et le rôle des intellectuels et des universités dans nos sociétés.

Crédits : Annik MH De Carufel – Le Devoir

Stéphanie Lanthier est chargée de cours à l’Université de Sherbrooke, où elle enseigne l’histoire et les sciences politiques depuis 1998. Elle s’est particulièrement intéressée aux rapports femme(s)/nation au Québec. Elle a coécrit des articles sur l’histoire des femmes et du féminisme avec l’historienne Micheline Dumont et donne des conférences sur les rapports cinéma et histoire. En 2004, de nouvelles cordes s’ajoutent à son arc, elle coréalise son premier long métrage documentaire coproduit par l’Office National du Film du Canada, Deux mille fois par jour. Axée sur la quête de sens des planteur.e.s d’arbres, elle s’adonne à l’art du cinéma direct. En 2010, elle récidive avec un deuxième long métrage, Les Fros, qui s’intéresse à la vie des débroussailleurs québécois et néo-québécois, également coproduit par l’Office National du Film. Sélection officielle de plusieurs festivals canadiens et français, le film Les Fros a ouvert l’édition 2010 des Rencontres internationales du documentaire de Montréal. En 2011, la direction du Programme français de l’Office national du film du Canada, proposait sa candidature pour le Prix de la relève du documentaire canadien (le Prix Don Haig). À l’heure actuelle, tout en poursuivant son enseignement universitaire, elle participe à l’élaboration de projets en histoire orale à l’Université de Sherbrooke et travaille à la réalisation d’un prochain documentaire.

Catherine Larochelle est professeure au département d’histoire de l’Université de Montréal. Sa thèse de doctorat (2018) portait sur la construction rhétorique et les usages pédagogiques de l’altérité à l’école québécoise au XIXe siècle. Dans ses recherches, Catherine explore les discours et les idéologies impérialistes, racistes, orientalistes et genrées transmis par le système scolaire québécois aux XIXe et XXe siècles. Ses intérêts de recherche croisent l’histoire de l’enfance et de la jeunesse, l’histoire de l’orientalisme et de l’imaginaire impérial du Québec/Canada, l’histoire coloniale, les représentations des peuples autochtones et l’histoire du missionnariat canadien-français. Elle affectionne particulièrement la théorie, les approches critiques et les innovations méthodologiques.

Crédit photo : Juliette Busch

Philippe Néméh-Nombré s’intéresse, dans le cadre de ses études doctorales en sociologie (Université de Montréal), aux relations, tensions et solidarités entre peuples autochtones et communautés noires au Canada et au Québec, à la lumière de leurs expériences distinctes d’oppression et de dépossession. Ses recherches explorent les perspectives de libération, les imaginations décoloniales et, ce faisant, les différents arrangements entre existences et connaissances principalement à travers diverses formes contemporaines de recouvrements entre expression culturelle et praxis politique comme le hip-hop. Son mémoire de maîtrise, également en sociologie (UQAM), a quant à lui interrogé dans une perspective historique le rapport entre les approches intersectionnelles au Québec, l’antisémitisme et la construction de frontières ethniques au sein de la gauche québécoise. Ces différentes sensibilités déterminent également ses activités militantes et culturelles entre autres axées sur les esthétiques panafricaines et diasporiques en musique comme lieux de pouvoir et de résistance.

Crédits : Steven Darby, Musée canadien de l’histoire

Pascal Scallon-Chouinard complète un doctorat en histoire à l’Université de Sherbrooke et est chargé de cours en histoire africaine et en histoire de l’Islam à l’Université de Sherbrooke ainsi qu’à l’Université du Québec à Rimouski. Membre du Réseau d’étude et de recherche sur l’Afrique (RÉRA) et de l’Équipe de recherche sur l’invention et l’affirmation des Suds (ÉRIAS), il s’intéresse à l’histoire africaine et plus particulièrement aux représentations et aux rapports entre colonisés et colonisateurs à partir du XIXe siècle. Ses travaux actuels portent sur l’éducation coloniale et sur le rôle joué par la jeunesse et les élites noires dans les espaces culturels, politiques et administratifs de l’Afrique occidentale française dans la période de l’entre-deux-guerres. Après avoir exercé la fonction de conservateur-adjoint aux nouveaux médias au Musée canadien de l’histoire au début de l’année 2017, il a rejoint, en juin de la même année, l’équipe « Édition et produits de la Société » de l’institution dans une position permanente à titre de « Coordonnateur, produits de la Société, et réviseur de textes en français ».

Coordonnateur universitaire : Martin Pâquet.

Anciens membres

  • Philippe Volpé
  • Alexandre Lanoix
  • Marcela Neagu
  • Marc-André Robert
  • Stéphanie O’Neil
  • Simon Jolivet
  • Olivier Côté
  • Julien Massicotte
  • Valérie Lapointe-Gagnon
  • Stéphane Savard