Par le comité éditorial

Comme l’ensemble de la population, l’équipe d’Histoireengagée.ca vit présentement au rythme imposé par la pandémie de la COVID-19. Si, dans un premier temps, nous avons décidé de diminuer notre fréquence de publications, notamment dans le but d’alléger la pression qui pèse sur nos collaborateurs et nos collaboratrices (prise en charge des enfants à la maison et de leur éducation, organisation de nouveaux cours en ligne, impossibilité d’accéder aux documents physiques, etc.), nous croyons que notre plateforme peut être mobilisée pour permettre aux  historiens et aux historiennes de s’exprimer sur la crise, ainsi que sur ses multiples impacts.

Plusieurs d’entre nous ne peuvent s’empêcher de jeter un regard historique sur la situation, une réflexivité qui permet de mieux appréhender les enjeux actuels. D’autres se sentent probablement – et soudainement – beaucoup plus près des gens au coeur de leurs recherches, ces gens du passé qui ont traversé, bien avant nous, des événements difficiles et potentiellement traumatisants. À la lumière du contexte, certain-e-s réfléchissent au rôle que l’État est appelé à jouer dans les crises sociales, sanitaires et économiques passées ou présentes, et comment cette intervention peut favoriser la solidarité sociale ou, dans d’autres cas, précariser des populations déjà vulnérables ou marginalisées. Bon nombre éprouvent un besoin profond de partager leurs réflexions critiques sur le monde universitaire et la façon dont il s’adapte face aux contraintes de la crise. Beaucoup, enfin, semblent ressentir une envie de discuter des impacts de la situation sur leur travail et/ou des stratégies adoptées pour relever les défis du confinement ou de la quarantaine.

Si vous vous reconnaissez dans l’une ou dans l’autre de ces propositions, nous souhaitons vous lire! L’équipe d’Histoireegagée.ca vous invite à proposer des textes pour sa rubrique improvisée « Historiens et historiennes en quarantaine ». Nous envisageons ce dossier comme un espace de dialogue et de solidarité, mais aussi comme un lieu de soutien où il est possible de canaliser le stress et l’anxiété causés par la crise. 

Nous cherchons des textes courts, comptant entre 1500 et 4000 mots. Faites parvenir vos contributions à l’adresse suivante: contributions@histoireengagee.ca

Vous trouverez nos balises de rédaction ici.