Là où le présent rencontre le passé - ISSN 2562-7716

Étiquette : Racisme et anti-racisme

Racisme et discrimination: le mythe de l’exceptionnalisme canadien

Par Brintha Koneshachandra, doctorante en histoire, Université de Montréal

Manifestation à Montréal le 7 juin 2020 (Crédit : Brintha Koneshachandra)

Aux États-Unis, les brutalités et les meurtres policiers touchant la communauté afro-américaine ont fait éclore un mouvement de protestation d’est en ouest du pays. Ce mouvement de protestation, qui dénonce aussi plus largement le racisme systémique et le statu quo, prend de l’ampleur rapidement. De Paris à Montréal, ainsi que dans de nombreux autres pays, des protestations à l’image de ce que l’on observe aux États-Unis se font entendre. Chacune clame les noms de leurs propres victimes : à Montréal, les noms de Regis Korchinski-Paquet, de Nicholas Gibbs, de Pierre Coriolan, d’Alain Magloire, de René Gallant, d’Anthony Griffin, de Preslie Leslie, d’Osmond Fletcher, de Kirt Haywood, de Marcellus François et de Trevor Kelly résonnent.

Le 1er juin 2020, les premiers ministres du Canada ont réagi. Au Québec, François Legault a affirmé lors de sa conférence de presse journalière que le racisme systémique n’existait pas dans la province : « Je pense que la discrimination existe au Québec, mais il n’y a pas de discrimination systémique. Il n’y a pas de système de discrimination[1]. » Pour sa part, le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, a souligné que le Canada ne possédait pas une histoire de racisme systémique ancré dans sa construction comme elle l’aurait été aux États-Unis[2].

Frantz Fanon, ses luttes et ses temporalités : Autour de Fanon hier, aujourd’hui avec Hassane Mezine

Par Christine Chevalier-Caron, candidate au doctorat en histoire (UQAM) et Philippe Néméh-Nombré, doctorant en sociologie (Université de Montréal)

Image tirée du film Fanon hier, aujourd’hui.

Le 21 mai dernier, à Montréal, le collectif Pour une dignité politique présentait la première canadienne du film Fanon hier, aujourd’hui en présence du réalisateur Hassane Mezine invité pour l’occasion. Mezine, cinéaste et militant de longue date, propose dans ce documentaire une médiation à la fois sensible, difficile et combative entre d’une part les écrits et la vie en lutte de Frantz Fanon et, d’autre part, les mobilisations et présences contemporaines de sa pratique et de sa pensée politiques décoloniales. Des entrevues poignantes, des archives surprenantes, saisissantes même, et un parcours historique et géographique qui renégocient tant les temporalités que les frontières de l’oppression, des hiérarchies raciales et de la colonialité, mais surtout des résistances, des luttes et des solidarités.  Christine Chevalier-Caron et Philippe Néméh-Nombré se sont entretenu.e.s avec lui.

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