Par Will Langford, professeur au département d’histoire de l’Université Dalhousie

Le Groupe de travail sur l’avenir du doctorat en histoire au Canada – formé par la Société historique du Canada et composé des historien.ne.s Catherine Carstairs, Sam Hossack, Tina Loo, Christine O’Bonsawin, Martin Pâquet, John Walsh, et moi-même – a récemment publié son rapport (disponible en français et en anglais). Le rapport contient de nombreux faits et chiffres qui proviennent de la recherche que nous avons effectuée, laquelle fut soutenue par l’assistante de recherche Danielle Mahon. Nous avons mené des sondages, tenu des consultations, organisé des ateliers, examiné les exigences des programmes de doctorat, étudié les conventions collectives, calculé les frais de scolarité, considéré le marché du travail, consulté des statistiques gouvernementales, et plus encore.

Dans le cadre de cette recherche, j’ai compilé une série de données concernant les thèses d’histoire au Canada. Il existe 24 programmes de doctorat en histoire, au sein de 26 départements d’histoire. Cinq cents soixante-deux thèses d’histoire ont été complétées entre septembre 2016 et août 2022 au pays, parmi lesquelles 102 ont été rédigées en français et 460 en anglais. La majorité des thèses en français ont été réalisées dans des universités francophones au Québec. Néanmoins, sur les 17 thèses de l’Université d’Ottawa huit étaient en français; l’une des 16 de l’Université de Guelph; l’une des 42 de l’Université York; à McGill, trois thèses sur les 30 déposées étaient dans cette langue et l’une des 11 de l’Université Concordia également. De même, l’une des 20 thèses de l’Université Laval et l’une des 36 thèses à l’Université de Montréal étaient écrites en anglais.